Image générée par IA

Image générée par IA

La HAS donne son feu vert au remboursement des implants et prothèses dentaires

Afin d'améliorer l'accès aux soins dentaires, la Haute Autorité de santé (HAS) s'est prononcée, ce mercredi 6 novembre, en faveur du remboursement des implants et prothèses, dans les édentements complet ou unitaire. 

07/11/2024 Par Louise Claereboudt
Image générée par IA

Image générée par IA

Face à l'augmentation du nombre de personnes édentées, l’Assurance maladie a récemment saisi la Haute Autorité de santé (HAS) afin d’évaluer la pertinence du remboursement de la prise en charge implanto-prothétique dans deux types d’édentement : l’édentement complet par prothèse amovible complète implanto-retenue (PACIR) et l’édentement unitaire (une ou deux dents) par prothèse fixée unitaire supra-implantaire (PFUSI).

Actuellement, l'Assurance maladie ne rembourse que des prothèses relativement légères, rappelle l'AFP, à l'instar des dentiers, des bridges et des couronnes. Les implants ne sont, eux, pas remboursés, alors que "près d’un million" ont été posés en France l'an dernier, rappelle la HAS dans un communiqué. Or, "le nombre de personnes concernées par la perte d'une voire de l'ensemble des dents est amené à croître".

Jugeant que "la perte d’une voire de la totalité des dents, à la suite de déchaussements ou d’infections, constitue un handicap à la fois fonctionnel, esthétique et social", la Haute Autorité s'est ainsi prononcée ce mercredi en faveur du remboursement "en population générale" de "l’ensemble des actes requis lors des phases pré-thérapeutiques, thérapeutiques et post-thérapeutiques". A savoir, les PFUSI et PACIR. 

Des travaux complémentaires prévus

La HAS indique, en outre, qu'elle a été chargée par le ministère de la Santé d'élaborer un document de référence sur la phase pré-thérapeutique, "détaillant les prérequis au traitement implanto-prothétique et rappelant l’ensemble des devoirs du praticien, notamment en matière d’information des patients", qui "servira de base à la réalisation d’un référentiel utilisable par les agences régionales de santé lors d’inspections-contrôles". 

"De récentes affaires médiatisées ont en effet mis en évidence des dérives dans certains centres dentaires dits 'à bas coûts'", souligne l'autorité.

Des travaux complémentaires sont prévus afin d’accompagner les professionnels et informer les patients, "comme des fiches sur les différentes techniques d’implantologie, sur les mesures de prévention des complications et sur les inconvénients et bénéfices des différentes alternatives thérapeutiques". En outre, des recommandations sont en cours d’élaboration sur l’antibiothérapie en pratique bucco-dentaire. 

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PETIT BOBO

PETIT BOBO

Non

Supprimer le remboursement des spécialités à SMR faible est une fausse bonne idée. D'une part parce que le coût pour la sécu est... Lire plus

1 débatteur en ligne1 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3