@Günter Albers/stock.adobe.com
Canicule : une enquête nationale lancée pour mesurer les effets des fortes chaleurs sur la santé
Santé publique France a annoncé lundi 10 août lancer une enquête nationale, CaniculePrev, afin de "mesurer les effets des températures élevées sur la santé auto-déclarée, tant physique que mentale, de la population".
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"Face à la succession des vagues de chaleur intenses et durables de ces derniers mois, il est essentiel de mesurer comment les individus perçoivent, réagissent et s'adaptent à ces phénomènes climatiques extrêmes, afin notamment d'adapter les mesures de prévention", souligne Santé publique France dans un communiqué annonçant le lancement d'une enquête nationale, CaniculePrev.
Menée auprès de 2 000 personnes âgées de 18 ans et plus résidant dans l'Hexagone, via un questionnaire auto-administré en ligne du 29 juillet jusqu'à cette fin de semaine, cette enquête vise à mesurer "les impacts des fortes chaleurs sur la santé physique et mentale, avant tout recours aux soins d'urgence", mais doit aussi permettre de "croiser ces impacts avec des déterminants clés" (conditions d'exposition aux fortes chaleurs, vulnérabilité individuelle à la chaleur ou encore caractéristiques sociodémographiques).
L'objectif est aussi d'évaluer les comportements de prévention adoptés par la population pendant ces épisodes, "qu'il s'agisse du maintien d'une température confortable dans le logement, du rafraîchissement corporel ou encore de l'hydratation".
CaniculePrev doit venir compléter les indicateurs d'impact sur la santé de la chaleur et des canicules produits par SPF à partir des données de recours aux soins d'urgence. L'objectif est "d'éclairer" les politiques de santé publique et d'affiner les messages de prévention afin de mieux protéger les populations, en particulier les plus vulnérables", explique l'agence.
"Dans un contexte où les épisodes de canicule se multiplient, cette enquête a vocation à être renouvelée chaque année pour suivre les évolutions en termes d'impacts sanitaires perçus et les comportements individuels adoptés pour s'adapter et se protéger", précise Santé publique France. Les premiers résultats sont attendus en octobre.
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