@Julien Eichinger/ Stock.adobe.com
Baisse de la mortalité en 2024, atténuée par la progression des maladies respiratoires
La mortalité standardisée est en baisse en 2024, par rapport à l’année précédente, de 11 décès pour 100 000 habitants (à 777,9 décès pour 100 000 habitants), malgré une hausse totale de 4000 décès supplémentaire, lié au vieillissement de la population.
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Cette baisse est principalement portée par celle liée au Covid (-7 pour 1000 000 habitants). Cependant, cette baisse de la mortalité standardisée apparait moins marquée qu’entre 2022 et 2023, du fait d’une forte hausse des décès dus aux maladies respiratoires.
Ce nouveau bilan est issu des études de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), l’Inserm via son Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc-Inserm) et Santé publique France, qui ont analysé les causes de décès produites par l’Inserm (CépiDc) à partir du recueil exhaustif des volets médicaux des certificats de décès.
Ainsi, ces nouvelles données soulignent la hausse des décès par maladies respiratoires, qui a augmenté de 5 décès pour 100 000 habitants. Ils sont principalement dus à la grippe et aux pneumonies. Mais, on note aussi une progression de la mortalité due aux autres « maladies infectieuses en particulier les septicémies, ainsi qu’une tendance à la hausse, depuis 2019 des infections de l’appareil génito-urinaire » précisent la Drees l’Inserm et SPF dans leur communiqué.
La première cause de décès est représentée par les tumeurs, que ce soit chez les hommes ou chez les femmes, et qui constituent plus d’un quart de l’ensemble des décès (27,1%). Globalement la mortalité par cancer baisse, à l’exception de celle liée au cancer du pancréas, mais aussi du poumon, des bronches et de la trachée chez les femmes.
Après les tumeurs, viennent les maladies cardio-neurovasculaires qui représentent 21,2 % des décès totaux. Elles affichent un léger recul par rapport à l’année précédente. Et, selon des données encore provisoires, les taux de mortalité par tumeurs et des maladies cardio-neurovasculaires pourraient être en légère baisse en 2025. "En revanche, le nombre de décès du fait de ces maladies serait lui stable ou en hausse en raison de l’arrivée de la génération du baby-boom à des âges avancés" ajoute le communiqué.
Dans les autres causes de décès, on retrouve ensuite les maladies endocriniennes, nutritionnelles et métaboliques, cardio-neurovasculaires, de l’appareil digestif et de l’appareil génito-urinaire, dont les taux restent en hausse par rapport aux tendances prépandémiques.
Nombreuses comorbidités
L’étude souligne par ailleurs l’importance des comorbidités, qui seraient présentes dans 1 décès sur 3 avec un taux moyen de 2,2 causes associées par certificat - taux qui augmente logiquement avec l’âge. "Leur prise en compte en complément de la cause initiale apporte une meilleure mesure de l’impact des maladies chroniques et des antécédents médicaux, sous-estimé par la cause initiale" insistent la Drees, l’Inserm, et Santé publique France.
L’HTA arrive en tête, tous âges confondus, suivie par les troubles du rythme et de la conduction cardiaque, le diabète et les tumeurs. A noter que chez les moins de 65 ans, les tumeurs arrivent en tête des comorbidités, devant l’alcool, le tabac., puis seulement l’HTA.
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