Prise en charge des consultations de psychologues par les complémentaires

23/03/2021 Par Sandy Bonin
Assurance maladie / Mutuelles

Les consultations de psychologues seront désormais remboursées par les assurances complémentaires et mutuelles lorsqu'elles seront prescrites par un médecin et dans la limite de 60 euros par séance ont annoncé lundi les fédérations de mutuelles, assurances santé et institutions de prévoyance. La mesure ne rentrera pas en vigueur immédiatement.   Leurs trois fédérations ont décidé de concert de généraliser le remboursement "dès le premier euro" des psychologues libéraux, "sur orientation médicale". Pour les mutuelles, "un minimum de quatre séances par année pourra être pris en charge dans une limite de 60 euros par séance", précise la Mutualité française dans un communiqué. Même tarif pour les assureurs, qui ne s'engagent toutefois à rembourser que "jusqu'à quatre consultations" par an, indique la Fédération française de l'assurance (FFA). Les institutions de prévoyance (CTIP), spécialisées dans les contrats d'entreprises, promettent également de "renforcer leur dispositif de prise en charge des consultations de psychologues". Cette initiative n'entrera toutefois pas immédiatement en vigueur : les trois fédérations souhaitent d'abord "initier un échange" avec les syndicats de médecins et de psychologues.

Ces derniers ne sont pour l'heure pas pris en charge par la Sécu, même si l'Assurance maladie teste depuis deux ans un remboursement - sur prescription du médecin traitant - dans quatre départements (Bouches-du-Rhône, Haute-Garonne, Landes, Morbihan). Un schéma encouragé par la Cour des comptes, qui recommandait dans un rapport en février de le "généraliser dès que possible". Une urgence aggravée par le covid-19 : près des deux tiers des 18-25 ans (61%) estiment que la crise sanitaire "aura des conséquences négatives sur leur santé mentale", selon un sondage réalisé en janvier par l'institut Ipsos pour la Fondation FondaMental, réseau de chercheurs sur les maladies psychiatriques. Interrogés spontanément, près d'un jeune sur trois (32%) déclare être personnellement concerné par au moins un des troubles suggérés : dépression, anorexie, troubles obsessionnels compulsifs, phobies, troubles anxieux, etc. [Avec AFP]

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

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