Fin de vie : la convention citoyenne pour le développement des soins palliatifs

06/03/2023 Par Marion Jort
Il faut améliorer le "cadre actuel d'accompagnement de la fin de vie" en développant notamment les soins palliatifs, et cela indépendamment de l'éventuelle légalisation d'une "aide active à mourir", a plaidé dimanche la Convention citoyenne chargée par le Gouvernement de plancher sur ces questions. 
 

Réunis à Paris au Conseil économique, social et environnemental (Cese) pour leur 7e week-end de travail - qui en comptera neuf au total -, les 184 participants à ce dispositif de démocratie participative ont massivement approuvé 67 propositions en faveur du développement des soins palliatifs, a annoncé la Convention citoyenne dans un communiqué. Au total, "97% des votants ont estimé que le cadre actuel doit être amélioré, quelle que soit leur opinion sur ‘l'aide active à mourir’", a-t-elle précisé. 

Entre autres propositions, les citoyens participants suggèrent d'inscrire dans la loi un "droit opposable à l'accompagnement à la fin de vie et aux soins palliatifs" et de débloquer pour cela les budgets nécessaires sur le principe du "quoi qu'il en coûte". Il faudrait également financer des recherches pour mieux soulager la douleur, et développer l'accompagnement des mourants par des psychologues, proposent-ils. 

Lors d'une précédente session de travail, le 19 février, la Convention citoyenne s'était prononcée majoritairement en faveur d'une évolution de la loi pour instaurer une "aide active à mourir". Que cette proposition soit retenue ou pas, cela n'enlève toutefois rien à la nécessité d'améliorer les soins palliatifs, ont insisté dimanche lors d'un point presse quatre des 184 participants. "Dès qu'émane de la part du malade une demande d'aide active à mourir", la première étape de la réponse à lui apporter doit s'articuler autour des soins palliatifs”, a ainsi résumé l’un des participants à l’AFP. “Actuellement, ce n'est le cas que dans un tiers des situations concernées”, a-t-il déploré. 

Cette question des soins palliatifs avait déjà été longuement évoquée lors des sessions de travail précédentes, ont souligné les membres de la Convention, dont certains avaient d'ailleurs publiquement regretté que ce point n'ait pas été mis en avant dans les comptes-rendus des travaux.  

La Convention doit encore se réunir du 17 au 19 mars, puis du 31 mars au 2 avril, date à laquelle elle devra remettre ses conclusions au Gouvernement. L'exécutif, qui mène parallèlement ses propres consultations, a prévenu qu'il ne reprendrait probablement pas telles quelles les conclusions des citoyens.  

[avec AFP]  

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