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Télémédecine : l'Ordre des médecins actualise ses recommandations

Publié il y a quelques jours, un nouveau rapport actualise les recommandations du Conseil national de l'Ordre des médecins (Cnom) sur la télémédecine. Il rappelle que l'exercice exclusif de la télémédecine est interdit pour les praticiens.  

24/06/2026 Par Sandy Bonin
Télémédecine Déontologie
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"Il est de la responsabilité du médecin, au regard des obligations réglementaires et déontologiques, de s'assurer que le recours à la télémédecine est pertinent", rappelle le Conseil national de l'Ordre des médecins dans un rapport consacré à la réactualisation des recommandations.  

La téléconsultation doit répondre à toutes les exigences de qualité de l’exercice. Ses limites cliniques nécessitent qu'une attention accrue soit prêtée à la qualité de l'interrogatoire, des moyens connectés utilisés et aux prescriptions effectuées à distance, précise l'instance ordinale qui pointe que l'acte de référence doit rester la consultation présentielle qui permet la réalisation d'un examen clinique adapté du patient, indique le document. 

"La téléconsultation ne peut jamais être l'activité principale d'un médecin. Elle doit rester accessoire à une activité de consultation présentielle, et doit avoir pour unique justification l'absence ou l'indisponibilité de médecin traitant et/ ou de médecin sur un territoire donné ou à un moment donné, ou la difficulté du patient ou du médecin de se déplacer", insiste le Cnom avant de souligner qu'"une prise en charge d'un patient exclusivement en téléconsultation est contraire à la qualité des soins et à la déontologie". La pratique exclusive de la téléconsultation génère une perte d'expérience clinique qui peut placer le médecin en situation d'insuffisance professionnelle susceptible de faire l'objet d'une demande de remise à niveau ou d'une demande d'examen par la formation restreinte justifie l'Ordre.  

La convention médicale prévoit que l'exercice de la télémédecine par un médecin conventionné ne peut dépasser plus de 20 % de son volume d'activité globale par an. Ce seuil est de 40 % pour les psychiatres. Ces seuils ne s'appliquent pas pour les téléconsultations du médecin traitant auprès de sa "patientèle médecin traitant", ni pour les télé-expertises. Ces mêmes règles s'appliquent pour les médecins non conventionnés, les retraités actifs ou les médecins salariés de société de téléconsultation.  

Lorsque le médecin, lors d'une téléconsultation, prescrit des examens (imagerie médicale, biologie…), il doit en assurer les suites (diagnostiques, thérapeutiques et l'orientation éventuelle vers un médecin spécialiste…) et ne pas se contenter de renvoyer le patient vers un autre médecin pour une prise en charge en présentiel. 

Avant chaque acte de télémédecine, le patient doit être informé par tout moyen sur les frais auxquels il pourrait être exposé et sur les conditions de sa prise en charge et éventuellement de dispense d'avance de frais. Les honoraires "ne peuvent être réclamés qu'à l'occasion d'actes réellement effectués même s'ils relèvent de la télémédecine", ajoute l'Ordre qui précise que le paiement ne sera réalisé qu'après la téléconsultation et l'acte doit avoir été réellement effectué et finalisé. Une interruption technique n'exonère pas le médecin du respect de cette obligation. 

Le Conseil de l'Ordre rappelle également que les données à caractère personnel concernant la santé recueillies lors de la téléconsultation doivent être protégées conformément au Règlement général sur la protection des données (RGPD) et à la loi informatique et libertés. L'exercice d'un médecin au moyen d'une plateforme qui ne respecte pas ces obligations contrevient à la déontologie médicale et compromet le respect du secret médical, ajoute l'instance ordinale.  

Les téléconsultations doivent s'organiser dans le respect du parcours de soins coordonné, gage de qualité de prise en charge. Ainsi, pour que la téléconsultation puisse être prise en charge par l'Assurance maladie, les patients en bénéficiant doivent de principe être orientés par leur médecin traitant.

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

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Dominique SOUVESTRE
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Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 1 mois
Mon commentaire "Certains ont peur de devoir rembourser des honoraires. La CNAM ne me fait pas peur. Elle nous a prouvé à plusieurs reprises qu'elle nous était favorable. L'Ordre des médecins me déçoit plus que jamais par son manque de réalisme et son esprit rétrograde. Il y a beaucoup de pratiques spécifiques en médecine. Pourquoi ne pas imposer à toutes les spécialités 80% de médecine générale?" Dr Souvestre Président de la FMT.
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DJEBBAR LARBI
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Médecine générale
il y a 1 mois
J’ai l’impression que l’ordre n’est pas conscient de la situation désastreuse dans laquelle se trouvent certains patients pour avoir accès aux soins les plus élémentaires Très souvent la TLC avance le travail le temps pour le patient de voir son MT ou une structure plus adaptée ne serait-ce qu’ une lettre d’orientation C’est un manque de confiance voir de considération pour les médecins retraités qui ont des années d’expérience
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Dominique SOUVESTRE
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Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 1 mois
Voici la déclaration récente de Pierre Simon, ancien président-fondateur de la Société Française de Télémédecine: "Les dernières recommandations sur la télémédecine publiées en avril par le Conseil national de l'Ordre des médecins sont très éloignées des recommandations faites par la ministre de la Santé Stephanie RIST lors de la clôture des Assises de la Télémédecine en janvier 2026. Comment expliquer cette différence de vision de la télémédecine qui nous singularise en Europe ?"
 
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