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Doctolib lance un assistant IA pour automatiser la prise de rendez-vous par téléphone

La plateforme a lancé, il y a deux semaines, un nouvel outil conversationnel. Cet assistant téléphonique permet aux patients de prendre rendez-vous sans déranger le praticien ou sa secrétaire.

03/11/2025 Par Mathilde Gendron
Intelligence artificielle
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40% des appels à destination des médecins généralistes resteraient sans réponse, d’après Doctolib. Pour lutter contre ce phénomène, la plateforme de rendez-vous a lancé, il y a deux semaines, un assistant téléphonique embarquant l’IA. L’outil a été créé par la start-up allemande Aaron.ai, que Doctolib "a rachetée il y a un an et demi. [L’outil] fonctionnait bien [en Allemagne], les clients étaient satisfaits", explique Caroline Wisniewski, directrice produits de Doctolib, qui a piloté le lancement de cet assistant.

L’outil permet de faciliter la prise de rendez-vous sans que le médecin ni la secrétaire n’aient besoin de décrocher le téléphone. "C’est l’établissement de santé qui choisit de le mettre en place pour sa patientèle. Si le cabinet l’a activé, n’importe quel patient qui va appeler se retrouvera à parler avec l’assistant téléphonique", poursuit Caroline Wisniewski. D’après Doctolib, 17% de la population française est en situation d’illectronisme. "Notre mission est d’améliorer l’accès aux soins, donc on avait aussi cet aspect-là en tête quand on a créé cette solution."

"C’est vraiment une conversation naturelle"

L'assistant "répond et demande comment il peut aider le patient. Beaucoup de services clients utilisent le système ‘taper 1 pour faire ça...’. Là ce n’est pas du tout ce type d’expérience, c’est vraiment une conversation naturelle. Le patient explique son problème et l’assistant va comprendre la raison de l’appel."

Gagner "entre une et deux heures par jour" : deux plateformes utilisent l’IA pour diminuer les tâches administratives des médecins

L’outil doit tout d’abord identifier le patient pour le retrouver ou l’enregistrer dans le logiciel. Il récupère pour cela ses nom, prénom et date de naissance. "Il demande ensuite un peu plus de détails sur le motif de l’appel. Si c’est pour prendre un rendez-vous, il demande les disponibilités du patient et prend en compte celles du praticien. Si le patient accepte le rendez-vous proposé, il est automatiquement pris dans l’agenda du praticien, sans que le cabinet n’ait rien eu à faire."

Si l’outil ne parvient pas à répondre à la demande du patient, par exemple dans un cas de renouvellement d’ordonnance, "l’assistant va laisser un message au praticien, qui sera libre de répondre par écrit ou de rappeler le patient. Dans sa messagerie, il aura un résumé de la demande du patient, il peut aussi accéder à l’ensemble de l’audio et à la retranscription", assure Caroline Wisniewski.

"Aucune donnée sensible n’est collectée"

L’assistant peut également "détecter les situations d’urgence via des mots-clés enregistrés. Il n’interprète aucun symptôme et ne donne aucun conseil médical". Un message est directement transmis au médecin "dans une catégorie à part". C’est lui qui orientera son patient au bon endroit. "Aucune donnée sensible n’est demandée pour limiter la collecte d’informations. S’il y en a, elle est uniquement communiquée au cabinet", promet la directrice produits de Doctolib.

L’outil est, pour l’heure, déjà opérationnel pour les praticiens exerçant seuls. "D’ici début 2026, l’outil sera progressivement commercialisé aux établissements de santé plus grands." Côté tarif, il faut compter 99 euros par mois pour les médecins et dentistes et 49 euros par mois pour les ostéopathes et podologues.

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Marie GILARDI

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6 débatteurs en ligne6 en ligne
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OLV H
281 points
Incontournable
Psychiatrie
il y a 6 mois
Je ne vois pas l'intérêt du système. Ce n'est jamais qu'une prise de RDV par téléphone et on paie déjà suffisamment cher pour l'agenda en ligne. Et pour les "17% de la population française en situation d’illectronisme" (selon Doctolib) il y a un répondeur qui se déclenche à la quatrième sonnerie si on appelle sur mon poste fixe. Et puis je veux savoir qui prend RDV et pourquoi, donc les nouveaux patients doivent de toute façon appeler. Pour ceux qui on encore un secrétariat physique ou téléphonique, ils ont très certainement bien pesé l'intérêt de leur investissement et c'est pas pour mettre leurs secrétaires au chômage ... Pour 99€/mois on peut aussi se faire un petit restau sympa.
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Michel Rivoal
12,4 k points
Débatteur Passionné
Anesthésie-réanimation
il y a 6 mois
J'ai souvent été critique sur l'IA, les "robots chats" et les secrétariats délocalisés et je n'ai pas épargné Doctolib dans cet exercice. Là je suis plus nuancé dans la mesure où il ne s'agit plus de questions fermées ou sans réponse. Donner une solution à une demande voilà un progrès considérable. Il reste le problème "social". Ces professions qui disparaissent dans une économie contrainte par la rentabilité et/ou l'efficience. Je me souviens avec une certaine nostalgie l'époque où je souhaitais contacter mes correspondants spécialistes et expliquais mes demandes à leurs secrétaires. D'une part ça créait des liens, d'autre part j'étais sûr d'avoir une réponse.
 
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