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Stupéfiants : Sébastien Lecornu affirme avoir écarté “plusieurs” collaborateurs après des tests de dépistage positifs
Dans un entretien accordé à Paris Match, le Premier ministre Sébastien Lecornu assure que des collaborateurs ont été écartés après des dépistages positifs aux stupéfiants. Il indique que ces contrôles aléatoires “continueront”.
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C’était une décision qui avait fait beaucoup parler. Mi-juin 2026, Sébastien Lecornu ordonnait à ses ministres de procéder à des dépistages inopinés de leurs collaborateurs pour déceler une éventuelle consommation de stupéfiants au sein de l'État. Au même moment, on apprenait que, deux semaines auparavant, un dépistage inopiné a d'ailleurs été organisé au sein du cabinet du Premier ministre il y a environ deux semaines.
Dans cette circulaire, le Premier ministre demande aux membres de son Gouvernement "d'organiser (...) des dépistages inopinés et obligatoires, sous la forme de tests salivaires" dans leurs cabinets, auprès des hauts fonctionnaires ou encore des agents ayant accès à des "informations sensibles" ou porteurs d'une "habilitation" notamment dans la défense ou la sécurité, comme vous le détaillait Egora.
Le locataire de Matignon est revenu sur le sujet lors d’une entrevue avec Paris Match. Sébastien Lecornu a indiqué que des personnes avaient été mises à l’écart de certains "suite à des tests positifs", tout en indiquant que "ces contrôles continueront", toujours de manière aléatoire. Le Premier ministre ne "doute pas" que ses successeurs "iront peut-être encore plus loin".
"Consommer de la drogue, c'est être vulnérable"
Interrogé sur les raisons ayant poussé à la mise en place de cette campagne de dépistage, Sébastien Lecornu a indiqué l’avoir "fait" pour "des raisons de vulnérabilité". "Les membres des cabinets ministériels et la plupart des hauts fonctionnaires ont accès à des informations extrêmement sensibles. Consommer de la drogue, c'est être vulnérable", a-t-il asséné. L’exemplarité n’est toutefois pas très loin : "on ne peut pas condamner les assassinats de jeunes de 16 ans dans les "quartiers", et tolérer en même temps la consommation dans les "beaux-quartiers".
Par ailleurs, il a estimé "que le narcotrafic est le plus grand défi intérieur auquel notre pays est et sera confronté dans les prochaines années." Le Premier ministre allant jusqu’à qualifier ce sujet de "menace stratégique". Sébastien Lecornu a également déploré la consommation de cocaïne dans la société avec "environ un million de français [qui] consomment régulièrement de la cocaïne" et "un nombre d’overdoses et d'hospitalisations qui explosent."
[Avec Paris Match]
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