Papillomavirus : un ex-député attaque l'efficacité du vaccin

12/12/2018 Par Fanny Napolier
Politique de santé

Après le Mediator et le Levothyrox, l'ex-député et cardiologue Gérard Bapt s'est trouvé un nouveau cheval de bataille : le vaccin contre le papillomavirus.

"Je suis inquiet parce que l’on voit fleurir des amendements présentés au Sénat ou à l’Assemblée nationale, notamment pour une expérimentation de la vaccination contre le papillomavirus sur les jeunes garçons", explique l'ex-député et cardiologue Gérard Bapt. Il vient d’écrire au directeur général de la Santé en lui demandant d’organiser une "conférence de consensus" pour une mise à plat des connaissances scientifiques en quelque sorte, sur le sujet. S'il est préconisé en France pour les jeunes filles en prévention du cancer du col de l'utérus, le taux de vaccination ne dépasse par les 20%. La généralisation du vaccin contre le papillomavirus "peut avoir un effet dissuasif pour d’autres préventions, par exemple le port du préservatif", explique l'ancien élu de Haute-Garonne qui ne cache pas ses doutes quant à l'efficacité du vaccin. Dans des documents qu’il a joints à son courrier, il compile les registres de cancer de pays qui ont opté pour la vaccination massive : l’Australie, la Grande-Bretagne, la Suède et la Norvège. Et il assure que, dans les classes d’âge concernées par la vaccination, la prévalence des cancers du col de l’utérus a augmenté. Mais cette position de défiance est loin de faire l'unanimité. Selon une étude réalisée à l‘aide de projections mathématiques, la vaccination contre le papillomavirus pourrait permettre de retarder et diminuer la fréquence du dépistage du cancer du col de l'utérus. Il en ressort que les femmes vaccinées pourraient effectuer un dépistage tous les cinq à dix ans au lieu de trois ans actuellement, et aussi commencer plus tard. En France, près de 3 000 nouveaux cas du cancer du col de l’utérus sont diagnostiqués chaque année. Près de 1 000 femmes en meurent. [Avec 20minutes.fr]

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