Réforme

Padhue : le ministre de la Santé veut "réformer le concours des EVC"

Alors qu'à l'issue de l'édition 2024 20% des postes ouverts n'ont pas été pourvus, Yannick Neuder annonce le lancement de "concertations" pour réformer les épreuves de vérification des connaissances des praticiens diplômés hors de l'Union européenne, afin d'augmenter leur nombre "dans nos établissements".

06/02/2025 Par Aveline Marques
Padhue
Réforme

Les résultats de l'édition 2024 sont tombés le 31 janvier dernier : sur les 4 000 postes ouverts en médecine, odontologie, pharmacie et maïeutique, seuls 3225 ont été pourvus, a alerté dans la foulée la Fédération des praticiens de santé, organisation syndicale représentant les Padhue. Une situation d'autant plus préoccupante pour la FPS que "les spécialités les plus en tension en France sont celles où le taux de réussite est le plus bas" : la psychiatrie compte ainsi 39 lauréats sur 223 ouverts…

Dans un communiqué diffusé le 5 février, le ministère de la Santé a souhaité répondre aux inquiétudes des Padhue. Il rappelle d'abord que 1 300 postes supplémentaires ont été ouverts par rapport à 2023, et que le nombre de candidats admis augmente "de près de 50%" ; 638 lauréats figurent, par ailleurs, sur la liste complémentaire, relève le ministère. "Au total, ce sont donc plus de 3 800 praticiens (liste principale et liste complémentaire) qui pourraient venir en renfort au sein de notre système de santé", insiste le communiqué. "Les travaux sont en cours avec les ARS afin d’assurer l’affectation de l’ensemble de ces professionnels pour répondre aux besoins des territoires, tout en veillant à maintenir sur leurs postes les lauréats exerçant déjà en France", rassure l'Avenue de Ségur.

Mais pour Yannick Neuder, il "faut aller plus loin et simplifier la procédure en place dans la perspective des épreuves de 2025 afin de tenir compte de l’engagement des Padhue dans les établissements français". Le ministre chargé de la Santé et de l'Accès aux soins affiche son intention "de faire évoluer" les EVC "pour permettre d’amplifier le nombre de praticiens que nous pourrons accueillir dans nos établissements".

Des "concertations seront rapidement menées avec les parties prenantes afin de réformer le concours des EVC pour les épreuves de 2025 en créant notamment une voie interne simplifiée pour les candidats exerçant déjà dans un établissement de santé en France". Elles viseront également "à mieux accompagner les lauréats lors de leur parcours de consolidation des compétences en vue de l’obtention du plein-exercice", annonce le ministre.

Faut-il supprimer les ARS ?

Marie GILARDI

Marie GILARDI

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Leur communication est opaque Ils ne comprennent rien au terrain Ils ont une logique comptable Ils ont et ont participé à la... Lire plus

1 débatteur en ligne1 en ligne
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Michel Rivoal
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Débatteur Passionné
Anesthésie-réanimation
il y a 1 an
Si j'osais... Alors je dirais déjà (sans connaitre exhaustivement les détails du taux d'échec) que 85% de réussite, ce n'est pas si mal et il y a sans doute une partie des échecs liés à la maîtrise de la langue. Je dirais également que ces échecs sont sans commune mesure avec le parcours chaotique des praticiens adjoints contractuels de mon époque. Enfin ça n'empêche pas de se représenter. En revanche pour ceux qui sont reçus c'est difficile de comprendre pourquoi ils n'auraient pas la possibilité d'exercer en ville, au moins après un temps de validation à l'hôpital où leur "ancienneté" devrait pouvoir être prise en compte. Enfin, pourquoi s'étonner que les spécialités "sinistrées" seraient plus choisies par les PADHUES que par les étudiants ayant un cursus franco-français. Il y a peut être des raisons de fond à cela et c'est sur l'attractivité de ces spécialités qu'il faut travailler et surtout pas leur donner une contrainte supplémentaire. Nos confrères étrangers ne sont pas moins motivés que nous mais les épreuves qui les ont amenés à migrer ne les ont pas rendu stupides non plus.
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PIERRE BERTON
2,1 k points
Débatteur Passionné
Autre spécialité médicale
il y a 1 an
Pourquoi pas, mais allez donc expliquer aux populations sans rougir que ces confrères hors CEE n'ont pas le droit d'exercer en ville mais à l'hôpital où en général les pathologies à prendre en charge sont a priori plus graves? Evoquons que "nécessité fait Loi", alors "Why not?" mais pour l'urgence, elle existe depuis 15 ans.
 
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