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Budget 2027 : le coût des arrêts maladie, "mère de toutes les batailles" pour Lecornu
Sébastien Lecornu a reçu les dirigeants du Medef, ce lundi 15 juin 2026. L’occasion d’indiquer que l’assurance maladie sera au cœur des discussions du prochain budget tout comme le sujet des médicaments et des arrêts maladies.
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"L’assurance maladie" sera le "sujet majeur" du budget de 2027, a estimé le Premier Ministre, Sébastien Lecornu, alors qu’il s’exprimait devant les dirigeants du Medef.
Le Premier ministre entend notamment mettre au "débat" du Parlement, qui se penchera à l'automne sur le budget de l'Etat (PLF) et celui de la Sécurité sociale (PLFSS), le remboursement de médicaments "qui ne servent plus à grand-chose" ou le coût des arrêts maladies, "mère de toutes les batailles" ; un sujet qui ne peut "pas attendre la présidentielle". Pour rappel, le déficit de la Sécurité sociale pour 2026 s'est dégradé à 23,2 milliards d'euros, soit 0,8 point de PIB, selon la commission des comptes de la Sécurité sociale.
"Challenger" les candidats à la présidentielle
Sébastien Lecornu a également parlé timing devant le patronat en indiquant vouloir faire adopter un budget pour 2027 "avant février". Cela en mettant en garde contre l'absence de budget qui "conduirait à un déficit à 6 ou 7%", contre 5% envisagé. Le chef du Gouvernement, toujours privé de majorité à l'Assemblée nationale, entend préparer le budget "le plus en amont possible" et semble écarter la possibilité de le faire passer par une loi spéciale.
La pression monte au sein du Gouvernement pour limiter les dépenses, dans un contexte économique dégradé. Dans un courrier envoyé la semaine dernière à ses ministres, Sébastien Lecornu les a exhortés à calmer leurs ardeurs dépensières. Selon l’AFP, le Premier ministre a également suggéré aux dirigeants du Medef de "questionner et challenger" les candidats à la présidentielle qui viendront les rencontrer sur la manière dont "ils financent tout le sucré qu'ils promettent".
Sébastien Lecornu estime que "les gels, les rabots, la mise sous pression de l'Etat (...) ont épuisé leurs effets" et défend des "réformes structurelles", même "modestes", pour redresser les finances publiques. Il ne veut toujours pas de hausses d'impôts ni de mesures de type "année blanche" (gel des crédits).
[Avec AFP]
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