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En campagne, Catherine Lemorton flirte avec les médecins

ces vacations serait payé beaucoup plus par la collectivité, de même qu'on paie les jeunes pour venir s'installer. D'autant qu'il ne connaît pas la patientèle et que les consultations seront, a priori, plus longues.

On peut programmer des demi-journées de consultation données par des praticiens hospitaliers (ophtalmo, cardio, etc.) dans les territoires, dès lors qu'ils auraient à plateau technique à disposition.

On va continuer à installer des centres de santé, même s'il vaut mieux parfois privilégier l'offre de soins existante. Dans certains territoires, les maisons de santé pluridisciplinaires ont pu faire disparaître l'offre de soin à 10 ou 15km... Il n'y a pas forcément besoin que tous soient dans les mêmes murs -qui parfois coûtent cher: les professionnels savent déjà s'organiser.   

Après, concernant les médecins, il y un vrai sujet, c'est le temps administratif. Il faudrait pouvoir payer un temps complet de secrétaire, mutualisé sur deux ou trois médecins. Les transferts de compétences peuvent également être une des solutions pour dégager du temps médical. C'est vers là qu'on va, mais il faut être prudent: le Syndicat des médecins libéraux nous a mis en garde sur le fait de ne pas laisser aux médecins que les actes complexes, pour lesquels la rémunération n'est pas suffisante. Et surtout, il ne faut rien imposer. Mais si ça se passe dans d'autres pays, il n'y a pas de raison pour que ça ne marche pas chez nous. Nous avons des professionnels de santé très bien formés.

 

Benoît Hamon souhaite restreindre la liberté d'installation des médecins dans les zones surdotées. Ne craignez-vous pas les effets pervers qui en découleraient ?

Je ne suis pas à l'origine de l'idée, j'ai dû me l'approprier pour l'expliquer. Ce n'est pas aussi restrictif que cela. On sait qu'on manque de spécialistes dans certains secteurs; l'équipe de Benoît Hamon estime que quand il y a, par exemple, une offre ophtalmo suffisante en secteur 2, le conventionnement ne pourrait se faire qu'en secteur 1. Le nouveau médecin répondrait alors à une patientèle moins solvable. Les gens qui ont du mal à payer les dépassements d'honoraires iraient spontanément chez cet ophtalmo.

 

Et cela concernerait également les généralistes ?

Non, je n'ai entendu parler que de spécialistes.

 

Quelle est la position de Benoît Hamon sur le numerus clausus ?

On va continuer à l'augmenter, tout en s'assurant des capacités de formation. Les internes comme la conférence des doyens de faculté nous ont bien...

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