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Déficit de traitement chez les nouveaux patients chroniques à cause du confinement

Le quatrième volet du rapport d’Epi-phare, rendu public vendredi 9 octobre, témoigne d’une nette évolution de la consommation de médicaments de ville en France avant et après le confinement. Le groupement d'intérêt scientifique constitué par l'ANSM et la Cnam pointe plus dangers, notamment d’importants retards de prise en charge en cancérologie, ainsi qu’un nombre de débuts de traitements chroniques en forte baisse par rapport aux dernières années.
 

Couvrant la période de confinement (du 16 mars au 10 mai) et de post-confinement jusqu’au 13 septembre -soit au total un suivi de six mois-, le rapport du groupement d’intérêt scientifique Epi-phare sur la dispensation de médicaments remboursés sur ordonnance en pharmacie d’officine* montre, sans surprise, un réel bouleversement des usages des Français. Dans l’ensemble, on constate une “très forte” diminution de la délivrance et de l’utilisation de produits nécessitant une administration par un professionnel de santé. Zoom sur six mois de consommation.

A commencer par les personnes atteintes de pathologies chroniques cardiovasculaires ou de diabète. Si un stockage de médicaments (de +20 à +40% selon les classes thérapeutiques par rapport à l’attendu) avait pu être observé du 16 au 29 mars, le rapport met en lumière par la suite une “sous-consommation”, suivie par un retour à une consommation “plus normalisée”, et ce “dans la plupart des classes thérapeutiques à la fin de confinement”, sauf les statines (-300.000 traitements délivrés) et les anticoagulants (-230.000 traitements).

 

Déficit de traitement pour les nouveaux patients chroniques

En revanche, s’il n’y a pas eu “de manque notable de médicaments pour les pathologies chroniques déjà traitées, probablement parce que les patients ont eu le droit d’utiliser des ordonnances ‘périmées’ et aussi grâce au recours aux téléconsultations”, notamment pour les antihypertenseurs, les antidiabétiques (dont l’insuline) et les antiépileptiques, le groupement d’intérêt scientifique précise que, pour les nouveaux malades, un “déficit de mise en route des traitements, plus ou moins important selon les classes thérapeutiques”, a été observé.

Les débuts de traitements chroniques apparaissent en effet en forte baisse par rapport aux années précédentes, sur une période de six mois de la mi-mars à la mi-septembre : pour les statines (-10 %), le furosémide donné dans l’insuffisance cardiaque ou rénale (-12 %), les antiagrégants plaquettaires (-14%), les inhibiteurs de l’enzyme de conversion (-15%) et les anticoagulants (-18 %). La baisse par rapport à l’an passé de l’instauration de l’insuline et des antihypertenseurs en général était faible, respectivement -2% et -4%.

Notons que pour d’autres traitements de maladies chroniques, la délivrance des traitements était...

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