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Un patient saisit la justice pour obtenir la poursuite de son traitement par antibiotiques

Hospitalisé à l'hôpital Lariboisière (AP-HP), le patient a saisi en urgence le tribunal administratif de Paris pour contester la décision des médecins de ne pas renouveler son antibiothérapie. 

17/09/2026 Par Aveline Marques
Patients Faits divers / Justice
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Un patient peut refuser un traitement… mais ne peut pas en choisir un en particulier. C'est ce qu'a conclu le tribunal administratif de Paris, dans une ordonnance rendue le 11 septembre et relevée par nos confrères d'Actu.fr.

La justice administrative avait été saisie en référé par un patient du service de gériatrie aiguë de l'hôpital Lariboisière (AP-HP) et deux de ses proches. Le patient exigeait la reprise sans délai de son traitement antibiotique -ou de tout autre traitement utile- que les médecins avaient décidé de ne pas renouveler au bout de 7 jours. Une décision prise "en dépit de la volonté clairement exprimée" par le patient, "atteint d’une bactériémie et porteur d’un anévrisme de l’aorte sous-rénale dont l’évolution dépend de la maîtrise de toute prolifération bactérienne", soutenaient les requérants.

La juge rappelle que toute personne a le droit de recevoir "les traitements et les soins les plus appropriés et de bénéficier des thérapeutiques dont l'efficacité est reconnue et qui garantissent la meilleure sécurité sanitaire et le meilleur apaisement possible de la souffrance au regard des connaissances médicales avérées". Mais "lorsqu'ils apparaissent inutiles, disproportionnés ou lorsqu'ils n'ont d'autre effet que le seul maintien artificiel de la vie, ils peuvent être suspendus ou ne pas être entrepris, conformément à la volonté du patient", poursuit-elle.

Elle relève que la "durée de la prescription des antibiotiques était de 7 jours et que la décision de ne pas la renouveler procède du constat de leur inefficacité". Elle estime par ailleurs que les requérants n'établissent pas que le patient "ne recevrait plus de soins appropriés à son état".

La juge des référés conclut que les dispositions du code de santé publique "ne peuvent être interprétées comme permettant à un patient de choisir ou exiger un traitement en particulier ni déterminer les soins qui devraient lui être administrés ou renouvelés, mais lui confèrent uniquement le droit de ne pas recevoir les soins qui lui sont proposés".  L’absence de poursuite de l’antibiothérapie "ne peut être regardée, en l'espèce, comme un arrêt des soins ou une limitation de ceux-ci", conclut-elle.

Faut-il imposer à tous les généralistes libéraux d'être le médecin traitant d'au moins 500 patients ?

Pascale Debenest

Pascale Debenest

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J'ai choisi médecine libérale justement pour être libre d'organiser mes journées comme je l'entends . Je suis en campagne (bourg d... Lire plus

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Michel Rivoal
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Plume
Anesthésie-réanimation
il y a 2 mois
J'aurais bien aimé pouvoir donner un avis ou formuler un commentaire. Ici on est réduit à des suppositions ou des interrogations. L'anévrysme était il le site de l'infection cause de la bactériémie? Quel germe en cause? Quels marqueurs de l'infection? Quelle évolution? Le fait que les germes en cause étaient résistants avec les CMI et autres critères, quelle alternative envisagée? L'équipe de Lariboisière a pris sa décision de façon collégiale? (on est tenté de répondre oui du fait du jugement)..... etc... Et de là aussi découle la pertinence de l'arrêt de ce traitement. Si l'anévrysme n'est pas en cause d'où vient la bactériémie et l'indication du traitement? Dans le cas contraire, c'est bien d'un arrêt de "traitement actif" dont il s'agit (contrairement à ce que relève le jugement) et cela nécessite une concertation multidisciplinaire, un traitement préemptif ou compassionnel. Alors Egora merci de nous donner plus de références, sinon, contrairement aux hémocultures, le débat est stérile ;)
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MICHAEL FINAUD
5 k points
Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 1 mois
Lorsque la pratique médicale et la communication médicale entre un patient et son médecin s'invitent dans les tribunaux c'est symptomatique de la transformation profonde de notre profession , et c'est guère rassurant pour son avenir !
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LAGNEAU MARION
417 points
Incontournable
Gastro-entérologie et hépatologie
il y a 2 mois
ChatGPT a du mettre son nez dans le dossier du patient et donner de tels conseils... , et pour l'instant, on note avec soulagement que la décision finale revient à l'humain. Il faut s'employer à ce que cela perdure, parce que ce genre de demande de traitement spécifique sans preuve scientifique risque de se faire de plus en plus courant, au vu des informations toxiques et fausses qui circulent à toute vitesse sur les réseaux sociaux et que relaient joyeusement les IA, car elles ne savent pas faire la différence entre une info scientifique et une fake info.
 
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