@Gorodenkoff/Stock.adobe.com
Hospitalisé, le patient agonise sous les yeux de ses proches impuissants : "Aucun médecin ni infirmier n'était là"
La famille d'un patient de 75 ans atteint de sclérose en plaque décédé fin juillet à l'hôpital de La Tour-du-Pin (Isère) a porté plainte contre l'établissement. Alors que le père de famille s'étouffait sous leurs yeux, aucun soignant n'était présent dans le service, rapporte Le Parisien.
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Il s’est étouffé sans que personne ne puisse l’aider. J’ai assisté à son agonie sans savoir quoi faire pendant vingt minutes. J’ai appuyé en vain sur la sonnette d’urgence au-dessus de son lit. Personne n’est venu. J’ai tambouriné à toutes les portes jusqu’à me faire mal. Personne n’a ouvert. J’ai appelé l’accueil de l’hôpital, sans succès, témoigne Nicole Casas dans Le Parisien. Yves s’est éteint sous mes yeux. Aucun infirmier ni médecin n’était là. Je ne peux accepter cet abandon. Ce n’est pas possible que ça arrive dans un hôpital en France en 2026."
Yves Casas, 75 ans, atteint de sclérose en plaques, était hospitalisé depuis plusieurs semaines dans l'unité de soins longue durée de l'hôpital de La Tour-du-Pin (Isère) lorsque son état s'est brusquement dégradé le soir du 29 juillet. "Mon père avait un regard de détresse. Ses mains étaient recroquevillées. On lui avait mis un masque à oxygène. Il ne pouvait plus parler et crachait des glaires sans interruption", rapporte sa fille, Séverine, qui lui rendait visite avec sa mère.
Une infirmière administre au patient deux médicaments (contre la tachycardie et un antibiotique) avec une cuillerée de compote, puis quitte son service à 19h35, assurant que la relève arrivait, relate Le Parisien. Mais alors que le père de famille suffoque, personne ne vient. Les deux femmes appellent à l'aide durant vingt minutes, en vain. "En frappant aux portes des bureaux, des salles d’astreinte, je passais devant les chambres des autres patients, eux aussi livrés à eux-mêmes. C’était devenu un hôpital fantôme, vidé de son personnel", décrit Séverine.
Yves Casas décède sous les yeux de ses proches, et ce n'est qu'après 20 heures qu'une infirmière se présente. Dénonçant un cas de "non-assistance à personne en danger", la famille du septuagénaire a décidé de porter plainte contre l'établissement.
Contactée par nos confrères, la direction du Groupement hospitalier Nord-Dauphiné, dont dépend l’hôpital de La Tour-du-Pin assure "faire tout son possible faire tout son possible pour apporter la plus grande transparence concernant le contexte de son décès".
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