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Essai clinique "sauvage" : le procès des Prs Joyeux et Fourtillan s'ouvre aujourd'hui

Les Prs Jean-Bernard Fourtillan et Henri Joyeux comparaissent, à compter de ce jeudi 25 juin, devant le tribunal correctionnel de Paris, pour un essai clinique "sauvage" réalisé près de Poitiers sur près de 400 personnes atteintes de maladies neuro-évolutives, comme Parkinson ou Alzheimer. 

25/06/2026 Par Louise Claereboudt
Faits divers / Justice
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Le procès des Prs Jean-Bernard Fourtillan et Henri Joyeux, qui devait se tenir le 8 décembre, s'est finalement ouvert ce jeudi 25 juin. Le pharmacien et le médecin comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris pour un essai clinique "sauvage" mené entre 2018 et 2019 dans une abbaye poitevine, hors de tout cadre légal, sur plusieurs centaines de patients souffrant de la maladie de Parkinson, d'Alzheimer, de troubles du sommeil ou encore de dépressions nerveuses. 

L'expérimentation consistait à tester, sur ces patients, les effets de la valentonine, une molécule "que Jean-Bernard Fourtillan affirme avoir découvert en vision mystique", rappelle La Vie dans une enquête consacrée à cet essai clinique. L'efficacité d'une autre molécule devait également être testée, la 6-méthoxy-harmalan (6-MH). Ces molécules étaient administrées la nuit sous forme de "patchs transdermiques mixtes" aux près de 400 patients au sein de l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers, dans la Vienne. 

Pour financer ses essais, le Pr Fourtillan avait créé un fonds, le Fonds Josefa, auquel les patients étaient incités à verser des dons.  

Problème : l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) n'a jamais autorisé un tel essai. Une inspection de contrôle menée début septembre 2019 au laboratoire où les prises de sang étaient envoyées pour analyse avait permis à l'ANSM de découvrir cet essai illégal. Le 19 septembre de cette même année, l'agence sanitaire avait pris la décision d'interdire cet essai clinique. 

Le 8 décembre 2025, le tribunal correctionnel de Paris avait décidé de reporter le procès en raison de l'absence du principal accusé, Jean-Bernard Fourtillan, interné en hôpital psychiatrique. 

L'ANSM et les Ordres des médecins et des pharmaciens se sont constitués parties civiles.

[avec La Vie, Midi libre]

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Herve  Koskas

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