Rassemblement de médecins à diplômes hors UE devant le ministère de la Santé

16/11/2018 Par Fanny Napolier

"Halte à la précarité des médecins étrangers", "Médecins pas cher, la bonne affaire"… Une centaine de soignants à diplôme non européen ont manifesté ce jeudi devant le ministère de la Santé pour dénoncer leur statut précaire.

Ces médecins, mais aussi pharmaciens ou encore dentistes, formés pour la plupart au Maghreb et dont le diplôme n'est pas reconnu en France, répondaient à l'appel du Syndicat national des praticiens à diplôme hors Union européenne (padhue), soutenu par une quinzaine de syndicats hospitaliers. Quelque 4 000 de ces praticiens travaillent en France dans les hôpitaux publics comme "faisant fonction d'interne" (FFI) ou comme "praticien attaché associé" pour de faibles rémunérations et "sans perspectives d'évolution". "Je fais le même travail que les autres mais j'ai honte quand je regarde ma fiche de paie", a témoigné Elya (prénom modifié), une pédiatre exerçant comme FFI depuis plus de quatre ans et rémunérée "moins qu'une aide-soignante". Jusque fin 2016, des mesures dérogatoires permettaient aux praticiens arrivés en France avant août 2010 de valider leur diplôme en passant un examen au terme de trois années d'exercice. Environ 1 000 médecins qui n'ont pas obtenu cet examen sont autorisés à exercer jusque fin décembre 2018 en vertu d'une dérogation qui devrait être prolongée de deux ans. Mais cela ne fait que "prolonger la précarité", s'est indigné Salem Ould Zein, le président du syndicat des padhue. Agnès Buzyn a "indiqué à plusieurs reprises" vouloir "améliorer (le) processus d'intégration" de ces professionnels dans le système français, a rappelé la Direction générale de l'offre de soins (DGOS), qui a reçu une délégation. Le gouvernement prévoit d'aborder la question de la reconnaissance des padhue dans la loi prévue pour le premier semestre 2019, qui abordera la question de la réforme des études de santé. S'ils ne sont pas entendus, ces praticiens menacent de se mettre en grève pour les fêtes de fin d'année, période à laquelle ils sont fortement sollicités. [Avec AFP]

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