Belgique : un urgentiste sur deux envisage d’arrêter

12/09/2017 Par Catherine le Borgne

Selon une enquête de l'Association des médecins urgentistes de Belgique et l'Université de Gand réalisée fin 2015, un médecin urgentiste sur deux envisage sérieusement de changer de métier. La ministre de la Santé travaille sur des mesures permettant de soulager le secteur.

La surcharge administrative, le peu de reconnaissance pour le travail et un déséquilibre entre la vie privée et professionnelle sont les causes pointées du doigt par les médecins urgentistes ayant répondu à l'enquête. Ainsi, 35% des heures de nuit, et 25% des heures de week-end sont consacrées au métier. Une proportion qui peut aller jusqu'à 50 % des heures dans certains hôpitaux, voire plus. L’épuisement physique et émotionnel, de même que le sentiment de devoir sacrifier sa vie sociale, sont mis en avant pour expliquer ce désamour, alors que la spécialité connaît déjà une pénurie de vocations. Ces chiffres ont été jugés "particulièrement inquiétants", selon Jan Stroobants, président de l’association. "Cela confirme ce que nous redoutions depuis longtemps : les gens arrêtent au milieu de la formation. Il y a trop de dépressions ou de suicides parmi les collègues." Ces résultats ont mobilisé le ministère de la Santé où la titulaire du poste, Maggie de Block a annoncé travailler sur une série de mesures visant à soulager les médecins urgentistes. Un plan "soins non prévisibles" doit être mis sur pied, afin de mieux répartir les patients parmi les différents services en cas d’urgence. Concrètement, il y a aujourd’hui beaucoup trop de patients qui ont recours aux services d’urgence alors qu’ils feraient mieux d’aller voir leur médecin traitant. Les services de garde de médecins traitants peuvent donc aider. "Les services d’urgence et ceux de garde de médecins traitants pourraient mieux s’adapter. On voit cependant que la situation évolue. Ainsi, des centres de garde s’installent à côté, voire dans les cliniques", relève-t-on au cabinet. À la suite d’un avis du Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE), les services d’urgence sont amenés à être réformés. "Nous aurons moins de services d’urgence. Mais il y aura une meilleure répartition géographique, combinée à un grand centre pour les traumas, où les cas les plus graves seront pris en charge", détaille la porte-parole Els Cleemput. La ministre De Block réfléchit également à la manière de réduire la charge administrative du personnel urgentiste. [Avec lavenir.net et lalibre.be]

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

Herve  Koskas

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Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

 
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