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Rist annonce un plan de suivi de la santé des jeunes de l'Aide sociale à l'Enfance

Les jeunes suivis par l'Aide sociale à l'Enfance (ASE) vont bénéficier à partir de janvier prochain d'un parcours dédié, incluant notamment le remboursement des soins en santé mentale, a annoncé mercredi la ministre de la Santé. 

20/11/2025 Par Chloé Subileau
Politique de santé
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Les 380 000 jeunes suivis par l'Aide sociale à l'Enfance (ASE) bénéficieront d'un "parcours" spécifique et "renforcé" de santé, incluant le remboursement de soins en santé mentale, a annoncé mercredi 19 novembre le ministère de la Santé et des Familles. "Nous ne pouvons plus accepter que les enfants protégés connaissent des difficultés spécifiques de santé, notamment mentale, qui réduisent leur espérance de vie", a déclaré la ministre Stéphanie Rist, à l'AFP. 

Ces jeunes, souvent victimes de multitraumas précoces, présentent davantage de troubles physiques et psychiques. Selon le Gouvernement, ils représentent la moitié des hospitalisations complètes en pédopsychiatrie. Les professionnels indiquent, eux, qu'un quart des jeunes suivis par l'ASE sont en situation de handicap. Enfin, d'après un rapport parlementaire publié en avril, les jeunes de l'ASE ont une espérance de vie inférieure de 20 ans aux autres jeunes.

Le "parcours coordonné renforcé Enfance protégée", inspiré des expérimentations Pégase et Santé protégée, sera généralisé par arrêté en janvier, a précisé le cabinet de Stéphanie Rist. Il concernera les mineurs placés ou suivis dans leurs familles, ainsi que les jeunes majeurs issus de l'ASE jusqu'à 21 ans.

"Un accompagnement sans rupture"

"Chaque enfant protégé aura un bilan de santé complet" dès sa prise en charge par la Protection de l'Enfance, "un accès à des soins de santé mentale, un suivi continu et un accompagnement sans rupture", a promis la ministre. Ce suivi sera assuré par des "plateformes départementales" chargées de coordonner les soins grâce à un financement dédié, qui seront mises en place progressivement à partir de 2026. Souvent confrontés à des ruptures de placements, ces jeunes souffrent d'un suivi sanitaire fragmenté.



Le plan prévoit également le "remboursement d'interventions" en santé mentale (psychologues, psychomotriciens, ergothérapeutes), actuellement peu prises en charge par l'Assurance maladie pour la population générale.

Alors que la mise en place des plateformes s'étalera sur cinq ans, le coût du dispositif est évalué par le Gouvernement à 100 millions d'euros à terme. Les expérimentations ont montré que chez les 0-3 ans ce dispositif leur permettait de rattraper 80 % des retards de développement, a précisé le cabinet de la ministre. "Nous mettons fin à l'errance sanitaire, nous structurons une prise en charge cohérente […] et nous donnons aux professionnels les moyens d'assurer cette continuité", a promis la ministre.

[avec AFP]

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