En période de pré-ménopause, il existe encore des cycles ovulatoires avec une fertilité potentielle

01/10/2017 Par Pr Philippe Chanson
Gynécologie-Obstétrique

On connaît mal les profils hormonaux du cycle menstruel chez les femmes en pré-ménopause. Afin de décrire, au jour le jour, l’évolution des hormones du cycle menstruel chez les femmes au fur et à mesure qu’elles approchent de la ménopause, des auteurs américains ont analysé les données de la Study of Women’s Health Across the Nation Daily Hormone Study (DHS).

Les femmes incluses dans l’étude DHS recueillaient leurs urines de manière quotidienne à l’occasion d’un cycle menstruel entier et cela une fois par an jusqu’à leurs dernières règles et pendant 10 ans. Sept sites aux Etats-Unis ont participé à l’étude et ont inclus un total de 511 femmes pré-ménopausées ou en péri-ménopause dans les 10 années précédant la ménopause. La longueur moyenne du cycle menstruel était remarquablement préservée à 26 ou 27 jours lorsque les cycles manifestaient une activité lutéale évidente. En revanche, en l’absence d’activité lutéale, la longueur des cycles était beaucoup plus variable. Le pourcentage des cycles avec activité lutéale restait élevé jusqu’à 5 années avant les dernières règles (87.9 %) ; seuls 22.8 % des cycles durant l’année précédant les dernières règles manifestaient une activité lutéale. Les hormones du cycle restaient relativement stables jusqu’à 3 ans avant les dernières règles au moment où les gonadotrophines commençaient à augmenter. L’excrétion du glucuronide de pregnanediol diminuait progressivement jusqu’aux dernières règles mais ne permettait pas de différencier les cycles avec activité lutéale des cycles sans activité lutéale. En conclusion, les caractéristiques des hormones du cycle menstruel chez les femmes en péri-ménopause ressemblent à celles des femmes de milieu de vie reproductive et cela jusqu’à 5 années avant la ménopause. Il semble bien que des cycles ovulatoires puissent persister avec une fertilité potentielle jusqu’à la fin de la vie reproductive.

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PETIT BOBO

PETIT BOBO

Non

Supprimer le remboursement des spécialités à SMR faible est une fausse bonne idée. D'une part parce que le coût pour la sécu est... Lire plus

1 débatteur en ligne1 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3