Image générée par IA

Image générée par IA

JNMG 2017 : Contrôle tensionnel : comment mieux faire ?

23/10/2017
Cardio-vasculaire HTA
Image générée par IA

Image générée par IA

Quelques conseils pour améliorer l’observance et mieux prescrire

"Seule la moitié des patients hypertendus sont contrôlés en France. Pour atteindre un taux de 70 % comme au Canada, il est essentiel de lutter contre l’inobservance des patients et l’inertie thérapeutique des médecins", a souligné le Pr Jean-Jacques Mourad (Hôpital Avicenne, Bobigny, 93) lors d’un stmposium organisé par les laboratoires Servier.  "Il ne faut pas hésiter à interroger le patient sur son suivi du traitement, car souvent il explique les difficultés qu’il ressent", a expliqué le Dr Antoine Cremer, cardiologue au CHU de Bordeaux. "L’usage d’un pilulier peut être utile chez les patients âgés. Mais, c’est surtout la qualité de la relation médecin-malade qui est fondamentale. L’instauration d’une consultation d’annonce permettra d’expliquer la maladie. L’ordonnance devra être simplifiée avec utilisation d’associations fixes".   Intensifier le traitement si besoin   "Il est essentiel de mesurer la pression artérielle en position debout pour rechercher une hypotension orthostatique, et de demander systématiquement une automesure à domicile ou une MAPA pour vérifier les chiffres tensionnels et adapter le traitement", a insisté le Pr Mourad. Un suivi rapproché sera mis en place avec des consultations mensuelles tout au long de la phase de titration du traitement anti-antihypertenseur. Il faut éviter la rotation des monothérapies et passer, rapidement comme le conseillent les recommandations françaises de la Société française d’hypertension artérielle, à une bithérapie, dont les doses pourront être augmentées si l’effet observé est insuffisant. En cas d’HTA non contrôlée à 6 mois, une trithérapie sera instaurée à dose optimale, qui associera bloqueur du système rénine-angiotensine (IEC ou sartan), diurétique thiazidique, et antagoniste calcique. "Les bêta-bloquants, qui semblent moins protecteurs que les autres classes vis-à-vis du risque d’AVC restent globalement trop utilisés. Et, dans les recommandations 2016 de la Haute autorité de santé, les sartans ne sont plus conseillés préférentiellement chez les patients coronariens en raison de preuves moins établies que les IEC vis-à-vis du risque coronarien", a indiqué le Pr Mourad. "Par ailleurs, il est illogique d’associer des médicaments au mode d’action proche comme IEC, sartans et bêta-bloquants", a fait remarquer cet expert.  

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PETIT BOBO

PETIT BOBO

Non

Supprimer le remboursement des spécialités à SMR faible est une fausse bonne idée. D'une part parce que le coût pour la sécu est... Lire plus

1 débatteur en ligne1 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3