Un nouveau circuit cérébral dans le contrôle de l’alimentation

19/07/2018 Par Pr Philippe Chanson
Neurologie
Les connaissances sur les contrôles de l’appétit et du métabolisme énergétique ont été bouleversées par la découverte de la leptine, l’hormone produite par le tissu adipeux, il y a plus de 20 ans puis du rôle d’autres peptides comme le neuropeptide Y et la propiomélanocortine. Cette fois, dans un article de Science, c’est le rôle d’une hormone bien connue, mais dans une autre population de neurones hypothalamiques, qui est décrite.

Ainsi, les cellules qui expriment la somatostatine dans le noyau tubérolatéral semblent jouer un rôle important dans le contrôle de la prise alimentaire et du poids corporel. Une équipe chinoise a en effet observé qu’après un jeûne ou l’administration de ghréline chez la souris, les neurones exprimant la somatostatine dans le noyau tubérolatéral de l’hypothalamus expriment précocement le gène Fos, un marqueur de l’activation neuronale. Par deux approches expérimentales complémentaires, ils ont montré que l’activation des neurones somatostatinergiques de ce noyau réduisait la prise alimentaire. A l’inverse, l’élimination de ces neurones somatostatinergiques conduisait à une diminution de la prise alimentaire et du poids corporel au cours du temps. Ces neurones somatostatinergiques du noyau tubérolatéral sont en contact étroit avec le noyau paraventriculaire et avec la lame terminale qui augmentent la prise alimentaire. L’effet de la prise alimentaire est réduit par l’administration locale de l’antagoniste du récepteur κ, ce qui indique que les neurones somatostatinergiques sont régulés par le κ. Les neurones du noyau tubérolatéral à somatostatine sont donc activés par la faim et par la ghréline, ce qui conduit à la prise alimentaire alors que son inhibition la réduit via ses projections aux noyaux para-ventriculaires et à la lame terminale. En tout cas, ce travail contribue à introduire un nouvel acteur dans le contrôle de la prise alimentaire et d’autres comportements complexes.

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PETIT BOBO

PETIT BOBO

Non

Supprimer le remboursement des spécialités à SMR faible est une fausse bonne idée. D'une part parce que le coût pour la sécu est... Lire plus

5 débatteurs en ligne5 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3