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Variole du singe : lancement d’une vaste étude européenne pour mieux connaitre la maladie et les traitements

12/07/2022 Par Marielle Ammouche
Infectiologie
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Une vaste étude européenne vient d’être lancée pour en savoir plus sur la variole du singe, qui se propage actuellement dans le monde, et aussi mieux évaluer l’impact de la prise en charge des patients.

  Dans cette étude, nommée Mosaic, les chercheurs analyseront en particulier les symptômes de la maladie, les réponses aux traitements, la vitesse de leur guérison, ou encore le développement d’éventuelles complications. L’ensemble des patients seront inclus, qu’ils soient hospitalisés ou non, et qu'ils reçoivent ou non un traitement contre la maladie (tel que l'antiviral tecovirimat). Pour le Pr Yazdan Yazdanpanah, directeur de l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes, "la mise en place de cette étude observationnelle internationale nous permettra d’acquérir de nouvelles connaissances indispensables à l’avancée de la recherche sur la variole simienne et les traitements disponibles. De plus, en mettant à la disposition de toutes les institutions, les informations relatives à l’étude Mosaic, ce modèle de collaboration profitera à tous les pays et permettra aux équipes scientifiques qui le souhaitent de rejoindre l’étude afin d’y apporter leur expertis". Le Pr Piero Olliaro de l'Université d'Oxford et chercheur responsable de l’étude a ajouté : "Je suis ravi qu'en l'espace de quelques semaines seulement, une étude ait été lancée en Europe. Grâce à la coopération entre chercheurs, nous avons surmonté les défis réglementaires et opérationnels. Cela ne doit cependant pas nous faire oublier les investissements à mettre en place dans les pays africains où cette maladie est endémique et a été jusqu’à aujourd’hui largement négligée." Mosaic sera menée dans 10 pays européens (Royaume-Uni, Suisse, Belgique, France, Irlande, Italie, Pays-Bas, Norvège, Portugal et Espagne), principalement via le réseau EU-Response et sous l’égide de l’Ecraid (European Clinical Research Alliance on Infectious Diseases). Elle est en partie soutenue par le UK Foreign, Commonwealth and Development Office et Wellcome et la Fondation Bill & Melinda Gates. L’Université d’Oxford est le promoteur de cette étude et l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes, son représentant légal en Europe.

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