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Nouveaux cas suspects d'empoisonnement : l'anesthésiste de Besançon en garde à vue

15/05/2019 Par Aveline Marques
Faits divers / Justice
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Déjà mis en examen pour sept empoisonnements de patients, cet anesthésiste réputé est actuellement entendu par la police sur une cinquantaine d'autres cas d'"événements indésirables graves" survenus dans des cliniques au moment où il exerçait. L'anesthésiste a-t-il joué le "pompier pyromane" ? C'est en tout cas la thèse privilégiée depuis mars 2017 par les enquêteurs de la police judiciaire de Besançon, qui cherchent à comprendre comment des doses potentiellement létales de potassium et d'anesthésiques ont pu être administrées à au moins sept patients, entre 2008 et 2017. Agés de 37 à 53 ans, ces patients ont fait des arrêts cardiaques durant des interventions sans difficulté particulière. Deux d'entre eux sont décédés. Les soupçons se sont vite portés sur l'anesthésiste exerçant dans les deux établissements concernés au moment des faits, et qui appelé à la rescousse pour réanimer certains des patients, posait immédiatement le bon diagnostic. L'anesthésiste a été mis en examen pour sept empoisonnements et placé sous contrôle judiciaire. Les enquêteurs le soupçonnent d'avoir sciemment modifié les poches d'injection de confrères afin de provoquer des incidents opératoires lui permettant d'exercer ses talents de réanimateur. Examinant depuis deux ans une cinquantaine d'autres cas suspects d'"événements indésirables graves" (EIG) survenus dans les cliniques où l'anesthésiste a exercé, la police judiciaire a placé le médecin en garde à vue mardi matin. Garde à vue prolongée ce mercredi pour 24 heures supplémentaires. Certains de ces EIG pourraient en effet dissimuler des "faits d'empoisonnement potentiels", informe le parquet. L'un des avocats de l'anesthésiste précise que l'on est "très en-dessous d'une cinquantaine de cas de suspects". "Mon client collabore à la procédure d'enquête préliminaire, a déclaré Me Randall Schwerdorffer. Il est toujours sur la même ligne de défense qui consiste à dire qu'il n'a jamais été impliqué de près ou de loin dans un empoisonnement." [avec AFP]

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