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Menacés de paralysie au 1er juillet, les blocs opératoires sauvés in extremis

01/07/2019 Par Aveline Marques
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À compter de ce lundi 1er juillet, un certain nombre d'actes devaient être réservés aux infirmières de bloc diplômées d'État (Ibode). Faute d'effectifs suffisants, le fonctionnement des blocs aurait été fortement perturbé. Un décret paru le 30 juin au Journal officiel met en place un dispositif transitoire. L'alerte avait été lancée fin avril par les syndicats de chirurgiens, d'anesthésites, ainsi que par les fédérations d'hospitalisation privée. Faute d'Ibode formées en nombre suffisant, les blocs opératoires étaient menacés de paralysie au 1er juillet. En effet, un décret de 2015 reconnait plusieurs actes exclusifs aux infirmières de bloc spécialisées (l'une des trois spécialités infirmières reconnues, en attendant les IPA), parmi lesquels "apporter une aide à l'exposition, à l'hémostase et à l'aspiration". Des actes fréquemment pratiqués par des infirmières non spécialisées. Un nouveau décret, paru dimanche 30 juin au Journal officiel, accorde un sursis aux établissements : non seulement l'exclusivité d'actes n'entrera en vigueur qu'au 1er janvier 2020, mais un dispositif transitoire est mis en place afin d'autoriser, de manière dérogatoire, des infirmières non spécialisées à exercer ces actes. Trois conditions sont à remplir : exercer au bloc depuis au moins un an à temps plein, "avoir apporté de manière régulière une aide à l'exposition, à l'hémostase et à l'aspiration au cours d'interventions chirurgicales réalisées pendant cette période" et valider "une épreuve de vérification des connaissances". Une formation complémentaire pourra être requise. Pour le Syndicat national des Ibode (Snibo), qui réclamait une ancienneté d'au moins deux ans, ce décret est synonyme du "mépris" des instances pour la spécialité infirmière et sa formation, de niveau master.

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