Radicalisation à l'hôpital : la ministre de la Santé demande "une évaluation"

14/10/2019 Par Marion Jort
Invitée du “Grand Rendez-Vous” d’Europe 1 - Cnews - Les Echos dimanche 13 octobre, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé avoir demandé une note pour avoir un “suivi des signes de radicalisations à l’hôpital”, après l’attaque meurtrière de la préfecture de police de Paris.  

  Dix jours après l’attaque meurtrière de la préfecture de police de Paris par un fonctionnaire soupçonné de radicalisation islamiste, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé dimanche 13 octobre sur le plateau du “Grand Rendez-Vous” d’Europe 1 - CNews - Les Echos avoir demandé “très récemment” une note pour “un suivi des signes de radicalisation à l’hôpital”.  

On a un suivi des signes de radicalisation à l’hôpital et j’ai redemandé très récemment qu’on me fasse une évaluation de ce qui se passe dans les différents secteurs sanitaires et médico-sociaux”, a-t-elle précisé, ajoutant qu’elle attendait “les remontées”. 

 

Un référent par département 

La ministre a également expliqué qu’il y avait, dans chaque département, “un référent sur la radicalisation” dans les Agences régionales de santé, “en lien avec les directeurs d'établissements pour les aider à gérer d'éventuels problèmes”.  

Agnès Buzyn avait déjà demandé cette évaluation “il y a un an”, et a indiqué, pendant cette interview, qu’il y avait “relativement peu de difficultés, de signaux d’alerte” remontés du terrain. Elle a cité comme exemple le cas de directeurs d’hôpitaux qui auraient “du mal à gérer du personnel qui demanderait à faire la prière ou porterait le voile”.  

Il y a une nécessité pour chacun d'entre nous d'être attentif à ce qui se passe autour de soi (...). La vigilance, ce n'est pas de la délation”, a ajouté la ministre. “Quand on voit qu'il y a eu une personne radicalisée au sein même d'un service en charge du terrorisme dans la préfecture de police de Paris, on sent bien que ce n'est pas un problème de procédure ou de loi, c'est que les personnes qui étaient autour du tueur ont repéré des choses et n'ont peut-être pas suffisamment alerté ou les personnes qui ont été alertées n'ont pas fait  remonter”, a-t-elle estimé. 

[Avec Europe 1 et AFP]  

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

Herve  Koskas

Herve Koskas

Non

Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
23
Histoire
Clémenceau : le médecin le plus puissant de l’histoire de France a son expo
12/06/2026
20
VSS
"Je hurlais de douleur et leur demandais d'arrêter" : cette enquête révèle l'ampleur des atteintes au...
18/06/2026
12
Infectiologie
Maladie de Lyme : malgré des avancées, des patients toujours en errance
27/05/2026
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2