Olivier Véran dans la peau des malades du Covid-19

15/05/2020 Par Sandy Bonin
En visite dans un centre de référence Covid de la région lyonnaise, le ministre de la Santé s'est mis dans la peau d'un malade du Covid-19 pour tester la stratégie du "Protéger, Tester, Isoler" et le parcours type des patients.  

 

Dans cette maison de santé pluridisciplinaire ouverte en juillet dernier, il s'agissait pour le ministre de faire le point sur le parcours d'un patient atteint du coronavirus. Le centre médical a mis en place un parcours Covid en mars. A son arrivée, masqué, au centre de santé Albert Einstein de Vénissieux, Olivier Véran est allé se laver les mains avant d'être examiné par un médecin. Le ministre n'a pas été testé, le centre n'étant pas encore en mesure de le faire. 

 

"J'ai vu le docteur qui a regardé si j'avais des symptômes de Covid, qui a éventuellement fait une échographie pour conforter le diagnostic, je suis prélevé pour le test viral ... j'en suis là et qu'est ce que vous faîtes de moi après ?"... "Vous me prescrivez un masque, un arrêt de travail de 48h... et en attendant je fais quoi ?" Olivier Véran a joué le faux patient. 

A la sortie, Olivier Véran a lâché un "bravo pour tout ça et continuez... le moins longtemps possible".  Le ministre, attendu par plusieurs dizaines de manifestants de la CGT, est sorti sous les cris. 

Deuxième étape du parcours, la Caisse primaire d'assurance maladie, et la fiche "Covid-Contact" qui suscite quelques réticences dans la population. Le ministre-patient a vérifié son dossier. "Je note qu'il n'y a rien sur mon état de santé antérieur, sur les médicaments que je prends", a-t-il précisé. Puis le ministre est passé au "contact-tracing", procédé qui vise à recenser toutes les personnes potentiellement contaminées par le malade. Il a estimé que le consentement éclairé du patient n'était "pas nécessaire".   

La visite s'est terminée au siège de l'ARS, lieu où est effectué le contact-tracing des malades travaillant en collectivité. 

Avant de se rendre dans le centre de santé, Olivier Véran avait convié plusieurs élus et personnalités de la région a partagé son petit-déjeuner. Les députés du Rhône, le maire de Lyon, Gérard Collomb, Georges Képénékian, candidat marcheur dissident à la mairie de Lyon, étaient présents.  

 

[Avec leparisien.fr et francetvinfo.fr

Faut-il supprimer les ARS ?

Patrick Tafani

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Oui

Oui,3 fois oui. ils sont inutiles et nocifs pour la bonne marche de la pratique médicale de terrain......on la vu pour la covid. ... Lire plus

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