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Infirmière, elle obtient la reconnaissance de son cancer du sein comme maladie professionnelle

20/03/2023 Par Louise Claereboudt
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Une expertise médicale a permis de déterminer que le principal facteur de risque avait été le travail de nuit répété.

  Ce serait une première en France, selon la CFDT des mineurs de Freyming-Merlebach, qui a soutenu l’infirmière dans son combat. Après deux ans de procédure, une ancienne infirmière, aujourd’hui âgée de 62 ans, a obtenu en janvier la reconnaissance de son cancer du sein comme maladie professionnelle, rapporte Le Républicain Lorrain. En poste pendant 28 ans au centre hospitalier de Sarreguemines, elle avait développé un cancer du sein en 2009, à l’âge de 49 ans. La soignante – qui est passée par les services de cardiologie et de gynécologie de l’établissement – avait multiplié les postes de nuit. 873 nuits travaillées au total, note France Bleu Lorraine. Une expertise médicale a permis de reconnaître que le travail de nuit répété avait pu favoriser l’apparition du cancer du sein, celui-ci ayant contribué à la diminution de la sécrétion de mélatonine, un anti-cancérogène. Sans lui "en attribuer la responsabilité complète". "Les cancers du sein ne peuvent pas être attribués aux seuls choix de vie personnels, au tabac, à l’alimentation. Cette victoire est significative", s’est réjouie Brigitte Clément, secrétaire régionale de la CFDT des mineurs, qui veut "agir en prévention". En 2018, la CFDT avait mené une enquête-action dans plusieurs hôpitaux de la région. Seul le dossier de cette ancienne infirmière a, à ce jour-là, abouti. Mais cela pourrait "faire jurisprudence", a affirmé Me Elisabeth Leroux, avocate qui représente des femmes travaillant la nuit, à RMC. La reconnaissance de sa maladie professionnelle a par ailleurs permis à l’ancienne infirmière de toucher une indemnisation mensuelle. [avec Le Républicain Lorrain, France Bleu et RMC]

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