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Biothérapies : désormais prescrites en ville en initiation

Certaines biothérapies pourront désormais être prescrites en ville. Il s’agit des traitements de diverses maladies inflammatoires chroniques, utilisés en rhumatologie, gastroentérologie ou dermatologie, qui s’administrent par voie sous-cutanée.

18/04/2024 Par Marielle Ammouche Moins de 5 min
Thérapeutique Rhumatologie Dermatologie
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Certaines biothérapies pourront désormais être prescrites en ville. Il s’agit des traitements de diverses maladies inflammatoires chroniques, utilisés en rhumatologie, gastroentérologie, dermatologie… qui s’administrent par voie sous-cutanée. Ils peuvent être prescrits en initiation en ville par les médecins spécialistes concernés. 

En 2019, un premier élargissement dans la prescription de ces médicaments avait été décidé avec la suppression de l’obligation d’une réévaluation annuelle à l’hôpital, ce qui autorisait leur renouvellement en ville. Aujourd’hui, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) décide d’aller plus loin pour faciliter l’accès des patients à ces traitements, en donnant son feu vert à leur initiation en ville. 

L’agence rappelle l’importance de vérifier la place du médicament devant être prescrit dans la stratégie thérapeutique de la pathologie concernée, ainsi que son profil de sécurité, "en particulier infectieux avec la mise à jour des vaccinations, notamment des vaccins vivants, ainsi que le risque allergique, et le cas échéant la nécessité de réaliser un bilan pré-thérapeutique". Par ailleurs, pour certains cas complexe, une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) est recommandée.

A compter du 17 avril, les biothérapies concernées par cette modification sont :

  • Immunosuppresseurs :  

    - Anti-TNFs : adalimumab, certolizumab pegol, étanercept, golimumab, infliximab (seul Remsima qui peut être initié par voie sous-cutanée est concerné) ;
    - Anti IL-1 : anakinra, canakinumab ;
    - Anti IL-6 : tocilizumab, sarilumab ;
    - Anti IL-17 : bimekizumab, brodalumab, ixékizumab, sécukinumab ;
    - Anti IL-23 : guselkumab, mirikizumab, risankizumab, tildrakizumab ;
    - Anti IL-12 et IL-23 : ustékinumab ;
    - Anti lymphocytes T : abatacept.

  • Autres :  
    - Anti IL-5 : benralizumab, mépolizumab, reslizumab ;
    - Anti IL-13 : lébrikizumab, tralokinumab ;
    - Anti IL- 4 et IL-13 : dupilumab ;
    - Anti IgE : omalizumab ;
    - Anti lymphopoïétine stromale thymique (anti-TSLP): tezepelumab.

Références :

Source : Communiqué de l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM, 17 avril). 

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