Le poids majeur du Covid long confirmé dans une vaste étude britannique

02/04/2021 Par Marielle Ammouche
Infectiologie
Une vaste étude britannique confirme l’importance des symptômes de Covid-long.

  Selon des données de l’Office for National Statistics (ONS) portant sur 20 000 personnes testées positives au Covid-19 entre le 26 avril 2020 et le 6 mars 2021, et basé sur des auto-déclarations,13,7% ont continué à présenter des symptômes pendant au moins 12 semaines. C'était huit fois plus élevé que dans un groupe de témoins - qui n’avaient pas eu la maladie - auxquels les participants ont été appariés. Les auteurs ont aussi mis en évidence plusieurs facteurs de risque. Ainsi, la prévalence des symptômes à 12 semaines est apparue plus élevée chez les femmes (14,7%) que chez les hommes (12,7%), et la plus élevée chez les personnes âgées de 25 à 34 ans (18,2%). Au total, selon l’ONS, au cours de la période de quatre semaines se terminant le 6 mars 2021, environ 1,1 million de britanniques ont déclaré avoir présenté des symptômes persistants plus de quatre semaines après le premier épisode suspecté ou avéré d’infection par le Sars-CoV-2. Parmi eux, 697 000 personnes déclaraient que ces symptômes remontaient à au moins 12 semaines, et 70 000 au moins un an auparavant. Pour 674 000, ces symptômes affectaient négativement les activités quotidiennes, et les limitaient même très fortement pour 196 000 de ces personnes.

Les taux de Covid longs sont apparus plus élevés chez les personnes âgées de 35 à 69 ans, les femmes, les personnes vivant dans les zones les plus défavorisées, celles travaillant dans le secteur de la santé ou des services sociaux et celles ayant un problème de santé préexistant limitant les activités. Cependant, « il n'est pas possible de dire si ces tendances sont dues à des différences de risque d'infection à coronavirus ou de susceptibilité à subir un Covid long après l'infection » précise l’ONS. Se disant « très inquiet » par ces chiffres, le ministre de la Santé Matt Hancock a indiqué sur Sky News que le gouvernement britannique comptait financer davantage de recherches pour « comprendre le Covid long ».

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