FMC : 10 points clésBPCO : personnaliser le traitement
La BPCO concerne près de 4 millions de Français, mais plus de la moitié des patients restent non diagnostiqués. Les recommandations récentes confortent une prise en charge centrée sur les symptômes, les exacerbations et le profil inflammatoire.
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01Point formation n°1
Certains grands principes doivent guider la prise en charge de la BPCO. Tout d’abord, penser à la BPCO dès 40 ans chez tout fumeur symptomatique. Toute dyspnée d’effort, toux chronique ou expectoration chez un fumeur ou ex-fumeur doit faire évoquer une BPCO. Le dépistage précoce améliore le pronostic.
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Il faut ensuite confirmer systématiquement le diagnostic par spirométrie. Le diagnostic repose sur un rapport VEMS/CVF post-bronchodilatateur < 0,70. Aucun traitement de fond ne devrait être instauré sans confirmation fonctionnelle.
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Le sevrage tabagique reste le traitement le plus efficace. C’est la seule intervention démontrant un ralentissement du déclin du VEMS. Chaque consultation doit être une opportunité de proposer une aide au sevrage.
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Le traitement est guidé par les symptômes et les exacerbations. Les bronchodilatateurs de longue durée d’action anticholinergiques ou bêta-2-agonistes (Lama ou Laba) sont le socle du traitement. En cas de symptômes persistants, privilégier la bithérapie Laba-Lama.
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05
Les corticoïdes inhalés ne sont plus systématiques. Ils sont réservés aux patients exacerbateurs malgré une bronchodilatation optimale, notamment si les éosinophiles sanguins sont supérieures à 300 cellules/µl ou en cas de chevauchement asthme-BPCO.
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Il est fondamental de vérifier la technique d’inhalation à chaque consultation. Une mauvaise utilisation des dispositifs est une cause majeure d’échec thérapeutique. Faire systématiquement démontrer le geste et simplifier le traitement si besoin. L’éducation thérapeutique a aussi une place majeure dans la prise en charge de cette pathologie.
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07
Prévenir les exacerbations est un objectif prioritaire. Vaccination antigrippale annuelle, vaccination anti-pneumococcique, vaccination contre le virus respiratoire syncytial (VRS) chez les patients éligibles, activité physique et réhabilitation respiratoire diminuent les exacerbations.
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08Point formation n°8
Les exacerbations nécessitent une prise en charge raisonnée. Les antibiotiques sont indiqués principalement en cas d’expectorations franchement purulentes ou de suspicion d’infection bactérienne. Une corticothérapie orale courte (5 jours) est réservée aux exacerbations modérées à sévères.
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09
Il est nécessaire de rechercher systématiquement les comorbidités. Les maladies cardiovasculaires, l’anxiété-dépression, l’ostéoporose, la dénutrition, la sarcopénie, le syndrome d’apnées du sommeil et le cancer bronchique influencent fortement le pronostic.
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10
Le médecin généraliste coordonne le parcours de soins.
Références :
- Optimisation du traitement médicamenteux des patients atteints de BPCO en état stable. Position de la SPLF. Actualisation 2021. Revue des maladies respiratoires. Actualisation 2024-2025.
- HAS-SPILF-SPLF. Choix et durées d’antibiothérapies dans les exacerbations aiguës de bronchopneumopathie chronique obstructive (EABPCO). 2024.
- HAS. Guide du parcours de soins de la BPCO 2020.
Le Dr Marc Bonnefoy déclare ne pas avoir de lien d’intérêts concernant les données de cet article.
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