Manifestation d'étudiants en médecine, octobre 2022 à Paris. Crédit photo : rédaction d'Egora
Les étudiants en médecine appelés à se mettre en grève à leur tour
L'Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf) a annoncé, samedi 17 octobre, se joindre au mouvement de mobilisation en déposant un préavis de grève illimité.
Manifestation d'étudiants en médecine, octobre 2022 à Paris. Crédit photo : rédaction d'Egora
Samedi 17 octobre, alors qu'entre 550 000 et 800 000 personnes ont manifesté partout en France*, l'Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf) a annoncé appeler à la grève. Sur ses réseaux sociaux, l'organisation indique avoir déposé un préavis de grève illimité à partir du samedi 17 octobre "pour que chacune et chacun puisse se mobiliser". Cette annonce est intervenue deux jours après la fin des EDN, qui se sont déroulées du lundi 12 au jeudi 15 octobre sans incident.
Contacté par Egora, le président de l'association n'a pour l'heure pas été en mesure de nous répondre. Il a toutefois précisé à nos confrères du Figaro que l'Anemf n'appelait pas à des blocus dans les facultés de médecine, mais à la grève dans les hôpitaux.
"Nous nous joignons à toutes les revendications allant dans le sens d’un meilleur financement des services publics, de l’enseignement secondaire et supérieur, et de l’amélioration de la qualité des études au sens large", a détaillé Thibault Patey, qui appelle aussi à plus de moyens en faveur de la recherche et du monde médical.
Toutes les filières unies
Plus largement, les fédérations représentatives des étudiants en médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie** (MMOPK) ont exprimé, samedi dans un communiqué commun, leur soutien à la "mobilisation et aux revendications légitimes portées par la jeunesse". Elles appellent notamment à un meilleur financement de l'enseignement supérieur, à une réforme "structurelle et systématique" du système de bourses et à un "accès à une alimentation et à un logement abordables".
Les étudiants en santé ne "peuvent plus subir les conséquences du sous-financement de l'enseignement supérieur et du système de santé", insistent les fédérations, enjoignant le Gouvernement à prendre des mesures "concrètes, ambitieuses et financées, à la hauteur de l'urgence de la situation". "Il est temps de passer des paroles aux actes", insistent les représentants étudiants, qui souhaitent être reçus par l'exécutif. "L'avenir des étudiants en santé, et avec lui celui de notre système de santé, ne peut plus attendre."
*550 000 selon le ministère de l'Intérieur, 800 000 selon les syndicats.
**Anemf, Association nationale des étudiants en pharmacie de France (Anepf), Association nationale des étudiant(e)s sages-femmes (Anesf), Fédération nationale des étudiant(e)s en kinésithérapie (Fnek) et Union nationale des étudiants en chirurgie-dentaire (UNECD)
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