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JO : fermeture d’un centre médical accueillant des sans-papiers en Seine-Saint-Denis

Un centre médical de l’ONG Médecins du Monde fermera ses portes en Seine-Saint-Denis durant les JO. Les bénévoles souhaitent éviter d'"exposer" leurs patients sans papiers à l’important dispositif de contrôles policiers prévu durant cette période.  

17/06/2024 Par Isabelle Veloso Vieira
Jeux olympiques et paralympiques
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En Seine-Saint-Denis, un centre de santé de l’ONG Médecins du Monde fermera ses portes pendant les JO. L’objectif ? Eviter d'"exposer" les patients sans-papiers à la recrudescence attendue des contrôles policiers durant cette période, explique l’AFP.  

Situé à moins de deux kilomètres des sites majeurs des JO de Paris comme le Stade de France, les bassins olympiques et de l’Adidas Porte de La Chapelle, le centre d’accès aux soins et d’orientation n’accueillera donc plus personne entre le 1er juillet et le 15 septembre. L’association observe déjà depuis plusieurs semaines "une présence policière accrue" dans la zone. Lors des épreuves olympiques qui auront lieu du 26 juillet au 8 septembre, près de 45 000 policiers et gendarmes seront mobilisés et épaulés par 18 000 militaires.  

 

"Il y a un réel enjeu"

Pendant deux mois et demi, les patients habituels seront redirigés sur deux autres sites temporairement ouverts dans le même département, à Pantin et Bobigny. Malgré l’accès garanti en transports, "l’association craint que ces patients, présents depuis moins de trois mois en France pour la moitié d’entre eux, ne choisissent de se terrer". 

Agnès, bénévole à l’accueil du centre, craint également que les patients - déjà méfiants - "renoncent à se faire soigner et ne reviennent pas" en septembre, une fois les JO terminés. Pourtant, l’importance de la structure est indéniable. "La très grande majorité" des patients n’avaient jamais vu de médecin depuis leur arrivée en France. "Pour les personnes atteintes de maladies chroniques, il y a un réel enjeu de morbidité, et pour ceux qui ont besoin d'un accompagnement psychologique, c'est une forme d'abandon", déplore, de son côté, la Dre Isabelle Pipien. 

[avec AFP] 

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