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Désinformation en santé : le ministère lance un observatoire dédié
L'observatoire de la désinformation en santé, lancé ce mercredi, doit permettre d'identifier et riposter rapidement contre les fausses informations dans le domaine médical. Il s'accompagne de la publication d'un baromètre sur ce sujet.
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La ministre de la Santé a lancé, ce mercredi 21 octobre, un observatoire de la désinformation en santé. La création de cette structure, rattachée à la direction de la communication du ministère, fait suite au lancement d'une stratégie nationale sur ce sujet en janvier dernier. Cet observatoire s'inscrit dans la "continuité des travaux engagés en 2025", précise le cabinet de Stéphanie Rist.
Sa mise en place intervient en plein mois d'Octobre rose, le cancer du sein étant "un sujet très exposé aux fake news, que ce soit [sur] le dépistage, les mammographies, les traitements, les effets secondaires ou les pratiques alternatives", détaille le cabinet.
Avec cet observatoire, le ministère de la Santé espère "garantir l'accès à une information fiable et scientifiquement fondée". Pour mettre en place une telle stratégie, et mieux "comprendre le phénomène de la désinformation", deux études - l'une quantitative* et l'autre qualitative - ont été menées afin d'établir un baromètre. Ses résultats, publiés ce mercredi, montrent que près de 4 Français sur 10 déclarent être exposés à des informations fausses ou trompeuses en matière de santé au moins une fois par mois ; parmi eux, 18% y sont exposés au moins une fois par semaine. Ces fausses informations circulent surtout sur les réseaux sociaux et via des vidéos en ligne, en particulier sur Facebook et Tik Tok.
Selon ce baromètre, près de 61% des Français déclarent que les informations qu'ils recueillent influencent leurs comportements et pratiques au quotidien. Et ce, "en particulier chez les jeunes", souligne le cabinet de la ministre. Par ailleurs, près de 3 Français sur 10 indiquent qu'il leur est déjà arrivé de suivre une fausse recommandation.
Une "riposte" en cas de fakes news
Face à ce constat, le ministère de la Santé lance donc son observatoire de la désinformation en santé pour détecter et suivre ces fausses informations. Il doit, en outre, apporter des réponses accessibles et scientifiquement vérifiées aux citoyens.
Cet observatoire jouera un rôle de veille, d'alerte mais aussi d'action, insiste le ministère. Pour cela, un canal unique – déjà créé – permettra à tous les acteurs (ministère, ARS, opérateurs de santé…) de faire remonter "des signaux faibles de fausses informations qui circulent". Selon la viralité et la dangerosité des fakes news observées, une "riposte" sera lancée avec la diffusion de contenus sur sante.fr et sur les réseaux sociaux, notamment Tik Tok via le compte "Chek Up", également lancé ce mercredi.
*2 000 Français de 15 ans et plus ont été interrogés
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