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La Nasa et Google créent un médecin virtuel pour "assister les astronautes dans leurs soins médicaux"

La Nasa et Google ont annoncé avoir collaboré pour mettre au point un outil permettant "d’assister les astronautes dans leurs soins médicaux". De premiers essais ont été effectués ce mois-ci et les résultats sont "prometteurs avec des diagnostics fiables basés sur les symptômes rapportés".

29/08/2025 Par Mathilde Gendron
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Alors que les missions spatiales seront de plus en plus longues et lointaines, la question de l’aide médicale pour l’équipage se pose davantage. Est-ce que les soins à distance seront suffisants pour fournir des diagnostics détaillés et des options de traitement en l’absence de médecin à bord ? Ou encore, que faire si la communication avec la Terre est limitée ?

Pour relever ce défi, la Nasa et Google ont décidé de collaborer pour mettre au point un outil embarquant l’IA. Il s’appelle Crew medical officer digital assistant (CMO-DA) et doit permettre "d’assister les astronautes dans leurs soins médicaux lors de missions spatiales prolongées", peut-on lire dans un communiqué. Il pourra "aider les astronautes à diagnostiquer et traiter les symptômes de manière autonome lorsque les équipages ne seront pas en contact direct avec des experts médicaux terrestres".

A bord ou sur Terre

L’outil pourra être utilisé par "un médecin à bord ou un médecin sur Terre dédié à maintenir la santé de l’équipage et à prendre des décisions médicales fondées sur des données et des analyses prédictives". Il sera entraîné à l’aide de la "documentation relative aux vols spatiaux" et utilisera "des techniques de pointe de traitement de langage naturel et d’apprentissage automatique pour fournir en toute sécurité des analyses en temps réel de la santé et des performances de l’équipage", poursuit le communiqué.

Des essais ont été réalisés sur plusieurs scénarios médicaux différents. Les résultats ont été "mesurés à l’aide d’un outil utilisé pour évaluer les compétences cliniques des étudiants en médecine et des professionnels de santé en activité". Ils se sont révélés "prometteurs avec des diagnostics fiables basés sur les symptômes rapportés". L’objectif est encore d’affiner le modèle pour le rendre encore plus précis.

Crew medical officer digital assistant offre un espoir concernant les prochaines missions spatiales, mais "il pourrait également bénéficier aux populations locales en offrant un accès rapide à des soins médicaux de qualité dans les zones reculées".

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B M
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Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 8 mois
Ah, cela signe la fin de la téléconsultation? Je ne comprends pas comment on peut faire de la médecine sur la seule base de symptôme, et ça se vérifie pluri quotidiennement: un même symptôme chez 2 personnes= 2 pathologies qui n'ont rien à voir, un grave , l'autre bénin. Cet été j'ai eu le top (au milieu d'autres, désormais devenus classiques) : l'adénolymphite mésentérique d'un jeune touriste de 12 ans selon un téléconsultant, confirmée aux urgences ped le lendemain puisque les douleurs de FID ne correspondaient pas à une appendicite cliniquement et biologie normale. 24h plus tard, je le vois tordu pour la même douleur, mais examen clinique un peu plus.... torsion de testicule. Retour aux urgences où le diagnostic est : orchi-épididymite à priori fait sur BU. Un second examen clinique, pourquoi pas une echo pour le clinicien qui doute (encore faut-il douter, ce qui n'existe pas en teleconsultation), aurait pourtant suffit à rétablir le diagnostic final par l'urologue vu trop tard: torsion et nécrose testiculaire droite traitée par orchidectomie. 12 ans. En tout cas la téléconsultation ouvre la voie à ce type de remplacement; et ce type d' erreurs même pour des choses "simples" à la base. Quels progrès!
 
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