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30% des homéopathes subissent une baisse d'activité depuis le déremboursement

Six mois après le déremboursement total des spécialités homéopathiques, le Syndicat national des médecins homéopathes français (SNMHF) publie les résultats d’un sondage sur l’impact de cette décision côté médecins et côté patients.  

 

Depuis le 1er janvier 2021, les spécialités homéopathiques ne sont plus remboursées par l’Assurance maladie. Un changement de pied qui avait été annoncé le 9 juillet 2019 par la ministre de la Santé de l’époque, Agnès Buzyn. Six mois plus tard, le Syndicat national des médecins homéopathes français (SNMHF) communique les résultats d’un sondage - auprès de 635 médecins homéopathes - sur les premiers impacts de cette décision sur la patientèle.  

Il en ressort que 65% des homéopathes interrogés ont observé une stabilité du nombre de leurs consultations par semaine. Les 35% restant subissent une baisse d’activité notable - d’environ 30% -, tant en nombre d’actes et de patients suivis régulièrement qu’en nombre de nouveaux patients. Il en ressort également que 85% des patients se disent prêts à payer plus cher et continueront à se faire soigner par homéopathie, mais qu’ils sont 15% à déclarer que le coût est désormais rédhibitoire. Pour le syndicat, il y a donc toujours un “engouement” pour l’homéopathie malgré le déremboursement. 

 

"Une réelle injustice sociale"

Celui-ci note néanmoins que 57% des patients interrogés sollicitent leur homéopathe concernant les prestations existantes des mutuelles de santé pour la prise en charge. Il souligne également que 56% des homéopathes interrogés déclarent avoir changé leurs habitudes de prescriptions pour limiter l’impact financier pour leurs patients.  

Le syndicat dénonce donc qu’en raison du déremboursement, “ce sont les patients économiquement fragiles qui doivent renoncer à une prise en charge homéopathique. Ce n’est pas inégalitaire, il s’agit d’une réelle injustice sociale”, écrit-il dans son communiqué.  

 

Un débat relancé en 2018 

Pour rappel, le débat sur l’homéopathie et autres thérapies alternatives avait été vivement relancé en 2018 par la publication sur Egora et dans Le Figaro d’une tribune anti “fake med” signée par plus de 124 professionnels de santé.  

En 2019, la Haute Autorité de santé (HAS) avait rendu un avis concluant que les produits homéopathiques n’avaient “pas démontré scientifiquement une efficacité suffisante pour justifier d’un remboursement”, ce qui avait poussé le ministère à trancher dans ce sens. Une période de “transition” avait en revanche été décidée par Agnès Buzyn : le remboursement était donc progressivement passé de 30% en 2019, à 15% en 2020, avant d’être réduit à néant le 1er janvier 2021.  

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