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Une infirmière radiée de l'Ordre pour avoir tourné et diffusé des vidéos de bébés à caractère pornographique
L'infirmière, qui exerçait en réanimation néonatale à Montreuil (Seine-Saint-Denis), a été interdite d'exercer par la chambre disciplinaire nationale de l'Ordre des infirmiers.
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Une infirmière de Montreuil, mise en examen en août 2025 pour avoir tourné puis diffusé sur TikTok des vidéos de nourrissons à caractère pédopornographique, a été radiée par la chambre disciplinaire nationale de l'Ordre des infirmiers. Dans sa décision, la juridiction a rejeté les arguments de la soignante, qui plaidait notamment la présomption d'innocence, l'affaire n'ayant pas encore été jugée pénalement.
Cette ancienne infirmière en réanimation néonatale à l'hôpital André-Grégoire de Montreuil et son ancien amant sont poursuivis pour agressions sexuelles imposées à des mineurs de moins de 15 ans et complicité. Les chefs de mise en examen comportent également, comme auteur ou complice, l'enregistrement ou la fixation, détention et transmission d'images à caractère pédopornographique.
"[L’infirmière] ne contredit pas sérieusement avoir commis les faits" qui lui sont reprochés, soit "avoir commis sur un certain nombre de nourrissons" dans son service "des captations vidéo à connotation pornographique (...) qui ont été échangées ou diffusées sur le réseau TikTok", indique la chambre. Elle affirme toutefois avoir "agi sous emprise d'un tiers" et invoque "l'absence d'intentionnalité délictuelle".
Des faits qui "mettent très gravement en cause, s'agissant d'une infirmière, ses devoirs déontologiques"
Juliette S., l'infirmière mise en cause, a déclaré avoir agi à la demande de Redouane E., son ancien amant, qui lui aurait avoué "fantasmer sur des enfants", selon une source judiciaire.
Dans une vidéo exploitée par les enquêteurs, l'infirmière met deux doigts dans la bouche d'un enfant. Dans une autre, le sexe d'un enfant est touché, "sous la forme de caresses" et d'un pincement, selon une source judiciaire. En septembre 2025, le procureur de Bobigny avait indiqué qu'il y avait alors "deux nourrissons victimes" et que l'enquête se poursuivait.
La chambre disciplinaire nationale de l'Ordre des infirmiers estime que "les faits qui lui sont reprochés sont particulièrement probants et circonstanciés". "Ils mettent très gravement en cause, s'agissant d'une infirmière, ses devoirs déontologiques, en ayant porté une atteinte inouïe à la dignité et l'intimité du patient et de sa famille." La radiation prononcée par l'Ordre interdit à l'infirmière d'exercer son métier. Mais celle-ci pourra après un délai de trois ans demander à la chambre disciplinaire de l'Ordre de revenir sur cette interdiction.
[Avec AFP]
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