En Chine, un test rectal contre le Covid fait polémique

27/01/2021 Par Marion Jort
International
Pour tester les sujets à risque et les voyageurs arrivant de l’étranger, la Chine recourt de plus en plus à des tests Covid rectaux, donc l’usage est critiqué par les internautes. 

A l’origine de la pandémie de Covid qui frappe le monde depuis 2019, la Chine met depuis des mois les moyens de mettre fin aux infections sur son territoire. Grâce à de strictes restrictions, deux morts seulement ont été recensés depuis mai. Mais de petits foyers localisés ont éclaté ces dernières semaines. Les autorités sanitaires ont donc été contraintes de réaliser des dépistages PCR massifs et rapides de dizaines de milliers d'habitants. Les prélèvements sont effectués en général par frottis dans le nez ou la gorge. Toutefois, selon la télévision publique CCTV, les résidents de plusieurs quartiers de Pékin où des malades ont été récemment ont tous été soumis à un écouvillonnage... rectal. Le dépistage rectal "permet d'augmenter le taux de détection des personnes infectées" car le coronavirus reste présent plus longtemps dans l'anus que dans les voies respiratoires, a indiqué à CCTV le médecin Li Tongzeng, de l'hôpital You'an de Pékin. La mesure est également imposée aux personnes en quarantaine obligatoire dans les hôtels, notamment les voyageurs en provenance de l'étranger. Toutes les personnes désirant en effet se rendre dans le pays doivent présenter avant l'embarquement deux tests Covid négatifs (PCR et sérologique) et effectuer à leur arrivée et à leurs frais une quarantaine d'au moins 14 jours dans un hôtel.

Sur internet, les réactions oscillent mercredi entre l'effroi et la dérision. "Soulagé d'être déjà rentré en Chine !", écrit un utilisateur du réseau social Weibo.  "C'est pas trop douloureux mais certainement super humiliant", estime un autre. D’autres encore préfèrent s’en remettre à l’humour : "J'ai fait deux dépistages anaux. Dans la foulée, on m'a aussi prélevé un échantillon dans la gorge. A chaque fois, j'avais peur que l'infirmière oublie de changer d'écouvillon entre les deux".  La chaîne CCTV a néanmoins précisé que les tests rectaux n'avaient pas vocation à être généralisés car ils ne sont "pas assez pratiques".    [avec AFP] 

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