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Qui sont les 3 médecins de l'AP-HP qui ont perçu le plus d'argent des labos en 2018 ?

13/01/2020 Par Sandy Bonin
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36,5 millions d'euros ont été versés par l'industrie pharmaceutique au 39 hôpitaux de l'AP-HP, dont 26,5 millions pour les médecins révèle un collectif de journalistes régionaux baptisé "Data+Local".

D'après le Parisien qui a participé à cette vaste enquête, plus d'un médecin salarié de l'AP-HP sur deux figure dans la base Transparence santé sur laquelle les labos déclarent tout avantage ou rémunération supérieurs à 10 euros. Dans le top 10 des plus gros bénéficiaires, on trouve 3 chirurgiens orthopédiques, 2 cardiologues et 2 hématologues révèle Le Parisien.

Le Dr Frédéric Laude, orthopédiste à La Pitié Salpêtrière est le praticien qui a touché le plus d'argent des labos en 2018. Il a perçu 423 729 euros du seul laboratoire Medacta. "Ce sont des royalties ! justifie-t-il au Parisien. Elles sont liées à des brevets d'invention sur des techniques de mise en place des prothèses. Mes idées ont permis au laboratoire de prendre des parts de marché incroyables avec une croissance de 30 % pendant 15 ans. Ma technique a eu un succès mondial. J'ai eu un joli retour", Le deuxième médecin du podium est le Pr Ismail Elalamy, hématologue à l'hôpital Tenon avec une somme perçue de 249 274 euros. "Ces sommes représentent surtout les montants engagés par les labos pour mes participations aux congrès nationaux et internationaux, qui me sont indispensables, ainsi que pour mes activités encadrées de consulting, de recherche, ma participation à des boards d'experts, des sessions de formation…" se défend-il. "Je ne suis certainement pas le porte-voix de tel ou tel industriel", précise-t-il. Médaille de bronze pour le Pr Maria d'Agostino, rhumatologue à Ambroise-Paré qui a touché 161 853 euros en 2018. De son côté, l'AP-HP précise que des progrès importants ont été accomplis ces dernières années pour la prévention des conflits d'intérêt. Son directeur général Martin Hirsch cite ainsi plusieurs mesures dont la mise en place de partenariats institutionnels avec des laboratoires "évitant des rétributions directes de l'industrie vers des praticiens", "une gestion beaucoup plus active des cumuls d'activité" pour les praticiens, ou encore l'interdiction "des visites individuelles promotionnelles de l'industrie pharmaceutique et des industriels des dispositifs médicaux". [Avec leparisien.fr et l'AFP]

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