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Canicule : 25 arrêts cardiaques en 24 heures à Paris, le plan Orsan a son niveau le plus élevé

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, vient d'annoncer le déclenchement du niveau 3 du plan Orsan, le plus élevé. A Paris, 25 arrêts cardiaques ont été recensés "en vingt-quatre heures" sur la journée de mercredi, contre "moins de 10 habituellement", a indiqué jeudi le cabinet de la ministre de la Santé. 

25/06/2026 Par Sandy Bonin
Santé publique Politique de santé
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"On commence à avoir, et on s'y attendait, [...] les premiers décès" probablement liés aux températures extrêmes, a expliqué le cabinet de la ministre de la Santé, ce jeudi, lors d'un point presse sur les conséquences de la canicule. A Paris, 25 arrêts cardiaques ont été recensés "en vingt-quatre heures" sur la journée de mercredi, contre "moins de 10 habituellement".

Ces décès "ne concernent pas que des personnes âgées déshydratées", mais aussi "des jeunes qui font des arrêts cardiaques", a-t-il ajouté, sans préciser si tous ces arrêts cardiaques se sont soldés par un décès ou non. 

"La situation passe un cap et il faut qu'on passe en gestion de crise avec tous les leviers possibles", a estimé le cabinet, alors que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, vient d'annoncer le déclenchement du niveau 3 du plan Orsan, le plus élevé. 

En pratique, le passage au niveau 3 permettra "de renforcer les effectifs hospitaliers, notamment grâce à la mobilisation de la réserve sanitaire ; de renforcer la coordination entre les hôpitaux, la médecine de ville, les cliniques et le secteur médico-social ; d’adapter les activités hospitalières afin de garantir la prise en charge des conséquences de la canicule, avec des déprogrammations ciblées d'interventions non urgentes lorsque cela est nécessaire", a précisé Sébastien Lecornu sur X. 

"Il n'y pas de catastrophe, mais les signaux sont suffisamment importants" pour déclencher ce plan, selon le cabinet de Stéphanie Rist. "On commence à voir des déprogrammations [...] et des saturations dans certains services de réanimation", mais "on n'est pas à un stade où il y a des déprogrammations massives" et "tout cela est aujourd'hui maîtrisé", a assuré le ministère.

Au niveau national, les autorités sanitaires observent "une multiplication par quatre des passages aux urgences pour des raisons liées à la chaleur", et aussi quatre fois plus d'appels à SOS Médecins qu'habituellement "sur les dernières vingt-quatre heures". 

De son côté, le syndicat Samu-Urgences de France dit être "confronté à un point de basculement, avec une augmentation majeure des appels au 15, de 40%", selon un porte-parole à l'AFP. "Le nombre de passage aux urgences augmente", les services accueillant en particulier des "personnes âgées" et voyant apparaître des "cas graves d'hyperthermie maligne", a-t-il ajouté. 

Chef des urgences de l'hôpital Delafontaine en Seine-Saint-Denis, département le plus jeune de l'Hexagone, le Dr Mathias Wargon a jugé globalement "inquiétante" l'augmentation des hospitalisations, ces derniers jours, parmi les "15-75 ans", et a averti sur France Inter que "la chaleur ne touche pas que les personnes âgées, elle touche les personnes plus jeunes". 

Le préfet de police Patrice Faure a, de son côté, fait part d'une "augmentation significative" des interventions des pompiers en Ile-de-France, passées d'un "taux journalier de 1250 à plus de 2100", et "2500" interventions attendues ce jeudi soir. 

Si une baisse relative des températures est attendue ce week-end, "la tension va rester forte" notamment parce que les décompensations de maladies chroniques "surviennent parfois cinq à dix jours après". Il faut s'attendre au déclenchement de "nombreux" plans blancs sur le territoire, a poursuivi le cabinet. 

La ministre Stéphanie Rist prendra, soit jeudi soit vendredi, un arrêté qui permettra de "mobiliser les étudiants pour venir en renfort" des Samu-SAS, qui répondent aux appels au 15. "Nous allons activer la réserve sanitaire", a encore indiqué le cabinet.

Concernant la tension dans les services d'urgences, "on a des signaux ponctuellement dans certaines régions" : notamment en Ile-de-France, Nouvelle Aquitaine et Grand Est. "Il y a déjà des plans blancs" dans certains hôpitaux du territoire, mais à ce stade "moins d'une dizaine", a précisé le cabinet. 

[avec AFP] 

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

Herve  Koskas

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Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

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