Image générée par IA

Image générée par IA

Anesthésiste ivre pendant l'accouchement : la clinique poursuivie pour homicide involontaire

24/07/2018 Par Aveline Marques
Faits divers / Justice
Image générée par IA

Image générée par IA

L'instruction de l'affaire du décès d'une parturiente à la clinique d'Orthez (Pyrénées-Atlantiques) en septembre 2014 est close. La clinique qui a recruté l'anesthésiste belge qui avait bu au moment de l'accouchement vient d'être remise en examen.

Le 29 septembre 2014, Helga Wauters, une anesthésiste belge de 47 ans, prend en charge une parturiente de 28 ans. La praticienne administre à sa patiente une péridurale avant de sortir prendre l'apéritif chez des amis. Mais l'accouchement se passant mal, une césarienne était devenue nécessaire. Rappelée, l'anesthésiste, qui sentait l'alcool à son retour à l'hôpital selon ses collègues, a un comportement étrange. Elle utilise un ballon manuel pour ventiler sa patiente et intube les voies digestives. En arrêt cardiaque, la patiente est transférée à l'hôpital de Pau, où elle est décédée. Son bébé est sain et sauf. L'anesthésiste a été mise en examen en octobre 2014 pour homicide involontaire aggravé. Un autre praticien, l'obstétricien présent à la maternité le soir des faits, a été mis en examen en mars 2016 pour non-assistance à personne en danger.  

  Quant à la clinique d'Orthez, fermée à la suite du drame, elle est mise en examen une première fois en juillet 2017, aux côtés de l'hôpital public de la ville, à la disposition duquel la clinique mettait un bloc opératoire et l'anesthésiste, en vertu d'une convention entre les deux établissements. Une mise en examen annulée par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Pau "aux motifs, entre autres, que la clinique en tant que personne morale ne pouvait pas connaître les antécédents de l'anesthésiste", recrutée depuis peu. Mais la magistrate en charge de l'affaire, dont l'instruction est close depuis vendredi, en a décidé autrement. L'avocat de la clinique a assuré qu'il va déposer sous 48 heures une nouvelle requête en annulation. [avec AFP]

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PETIT BOBO

PETIT BOBO

Non

Supprimer le remboursement des spécialités à SMR faible est une fausse bonne idée. D'une part parce que le coût pour la sécu est... Lire plus

 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3