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Les libéraux "sont souvent leur propre médecin" : l'Ordre veut développer un dispositif de médecine préventive

Dans un rapport publié mardi 2 décembre, le Conseil national de l'Ordre des médecins (Cnom) préconise d'élargir les obligations vaccinales des soignants et de mettre en place un "dispositif de médecine préventive" pour l'ensemble des médecins. 

04/12/2025 Par Sandy Bonin
Santé publique
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"La couverture vaccinale des soignants est prise en défaut par l’absence de médecine préventive pour la médecine libérale et la carence de médecin du travail pour la médecine hospitalière, ce qui est fort dommageable pour les soignants et pour les patients", estime le Conseil national de l'Ordre des médecins dans un rapport intitulé "Vaccination : état des lieux et recommandations" et publié ce mardi 2 décembre.

La mise en place d’un dispositif de médecine préventive dédié aux médecins libéraux, avec un accent sur la vaccination "représente un enjeu stratégique", pointe le Cnom. Au-delà de permettre une meilleure protection des médecins, ce dispositif rétablirait "une égalité entre tous les soignants", relève l'institution.

Une médecine préventive permettrait de s’assurer que les médecins sont à jour de leurs vaccins et donc de réduire les risques de contamination et de transmission à leurs patients. "Un professionnel bien informé, vacciné et suivi incarne les messages qu’il transmet, il est mieux armé pour convaincre ses patients, notamment les hésitants ou réticents", illustre l'Ordre.

Alors que les médecins libéraux "sont souvent leur propre médecin", ou n'ont "pas de médecin du tout", une médecine préventive "formaliserait un parcours de suivi périodique (vaccins, dépistages, santé mentale, etc.)" et "aiderait à détecter plus tôt des pathologies ou signes d’épuisement professionnel", relève l'Ordre.

Un dispositif de médecine préventive permettrait aussi de garantir "l'équité" entre libéraux et hospitaliers alors que ces derniers ont accès à la médecine du travail. "Les libéraux, pourtant tout aussi exposés, ne disposent pas d’un système équivalent, ce qui constitue une rupture d’égalité", constate le Cnom. 

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viokk zedoc
386 points
Incontournable
Médecine générale
il y a 5 mois
Donc si on suit le référentiel, nous sommes des enfants incapables de nous prendre en charge personnellement et bien sur pour le bien de nos patients avec obligation vaccinale sinon interdit d'exercer et de te soigner. Dans 10 ans, nous interdirons de nous soigner nous même. JE ne crois pas que nous ayons nous et nos prédécesseurs contaminé et rendu malades bcp de patients. On tousse on met le masque. On va avoir droit à grippe obligatoire Ok puis Covid obligatoire, puis pneumo puis VRS comme nos patients âgés.....
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PIERRE BERTON
2,1 k points
Débatteur Passionné
Autre spécialité médicale
il y a 5 mois
Le problème est: "Qu'est-ce que l'on entend par "médecine préventive""? Si c'est celle du travail il va falloir sérieusement s'occuper de former (en principe 4 ans) de nouveaux praticiens à cette spécialité déjà en pénurie gravissime d'effectifs, avec un complément de formation du reste concernant nos confrères libéraux, jusqu'ici inconnus au bataillon. Ce ne sera pas une mince affaire (litote). Autre question: devrons-nous rendre un "avis d'aptitude" pour les libéraux? A qui? Obligatoire, ou pas? Qui contrôlera le dispositif créé par une incontournable nouvelle législation ? En cas de nécessité d'aménagement du "poste de travail", quel référent (le médecin CPAM ? Le MIRTMO? ) Le corps de la médecine du travail ne connait que des salariés et des fonctionnaires, quels nouveaux droits pour les libéraux? L'idée est intéressante, gros chantier cependant pour qu'elle ne reste pas une vue de l'esprit.
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Françoise PHELIPOT
30 points
il y a 5 mois
Au delà de la question de la vaccination, des obligations de vaccination des soignants et donc des médecins, il y a la question de la "santé mentale" des soignants. De mémoire, cette question de médecine préventive pour les libéraux est ancienne et faisait suite à des burn out et des suicides de médecins libéraux ... et cela avait été évoqué lors d' une journée prévention du suicide dans ma région en particulier par un médecin du travail .
 
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