L'hôpital de Nevers attire huit nouveaux médecins : "un effet secondaire des flying doctors", vante le maire

05/04/2023 Par Mathilde Gendron
Démographie médicale
Depuis le 26 janvier, des médecins rejoignent la ville de Nevers (Nièvre) depuis Dijon (Côte-d’Or) en avion pour effectuer des consultations à l'hôpital. 30 minutes de trajet par les airs au lieu de 3 heures par la route. 

 

Depuis plusieurs mois, l'hôpital de Nevers (Nièvre) parvient à attirer de nouveaux praticiens pour renforcer ses services, qui font face à une forte affluence. C'est le cas de la Dre Souha Anouti, médecin interniste, arrivée en septembre dernier : "Après avoir travaillé à Paris il y a quelques années, je me suis dit qu’il valait mieux s’installer dans un endroit où je peux m’investir et aider les gens." 

Le Dr Marc Murat Cag, chirurgien digestif, est arrivé pour renforcer les équipes il y a deux jours et est déjà conquis. Il cherchait avant tout une équipe et a le projet de "créer un centre". "J’ai amené tous les cartons, les dessins de ma fille dans mon bureau. Dès que je les mets ici, je serai ici jusqu’à ma retraite", promet-il. Avec lui, sept autres médecins seraient prêts à s’installer dans la commune de la Nièvre.  

C’est "un vrai renfort pour Nevers et c’est la démonstration qu’on peut arriver à recruter et à renforcer les services. Ça fait huit médecins en huit mois, à ce rythme, on va remplir l’hôpital", se réjouit le maire de la commune, Denis Thuriot, interrogé par France 3. Ces huit nouveaux médecins devraient venir soutenir les équipes de chirurgie, de médecine interne et de pédopsychiatrie. 

"Ces arrivées sont un effet secondaire des flying doctors", estime l'élu, qui a mis en place fin janvier un "pont aérien" pour relier Dijon (Côte-d’Or) à Nevers en avion. En seulement 30 minutes, des médecins peuvent arriver à l’hôpital de Nevers et effectuer leurs consultations, contre plus de 3 heures en voiture. "Certains médecins ont entendu parler de Nevers et de ses problématiques, du coup ça les a intéressés, notamment un, pour se dire qu’il était prêt à quitter là où il était pour venir nous renforcer", partage-t-il.

"C’est extraordinaire pour nous. On était en déficit d’une quarantaine de médecins, on passe à une trentaine. On souhaite continuer dans cette voie-là", se réjouit pour sa part le directeur de l'établissement, Jean-François Segovia.

[Avec France 3

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