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4400 patients en un an : à Paris, le centre géré par des médecins hospitaliers retraités remporte un franc succès
Un an après son ouverture, le centre de santé parisien Odon-Vallet dresse un premier bilan positif. Le nombre de consultations assurées par les praticiens hospitaliers à la retraite a été multiplié par 20 entre mai et décembre 2025. En un an, l’équipe est passée de 4 à 50 médecins.
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"La croissance incroyable du nombre de médecins et des consultations, ainsi que les sollicitations que l’on reçoit de toute la France, montrent que nous sommes dans le vrai. C’est paradoxal, mais le médecin retraité représente peut-être l’avenir proche de notre système de santé, pour absorber le choc démographique qui s’annonce", a commenté le directeur général du centre Odon-Vallet, Jérémy Renard.
Une première antenne dans le 13ème arrondissement parisien, ouverte le 16 janvier 2025, reposait au départ sur quatre médecins. "Bien que nous manquons de médecins, de nombreux professeurs de médecine se voient contraints de prendre leur retraite, alors même qu’ils souhaitent continuer à exercer. Nous leur proposons aujourd’hui de poursuivre leurs activités entourés de leurs confrères les plus émérites, dans un environnement particulièrement propice à l’émulation des savoirs, selon leur calendrier et à leur rythme", précisait en février 2025, à Egora, Jérémy Renard.
Avec l’ouverture en juin d'une deuxième antenne, quelques rues plus loin dans des locaux refaits à neuf, le nombre de consultations a bondi jusqu'à 450 par semaine en novembre et décembre. L'équipe de soignants grimpe désormais à 50 médecins retraités. En un an, le Centre de spécialités médicales Odon-Vallet (CSMOV) a comptabilisé 4 800 consultations dans ses deux antennes parisiennes auprès de 4 400 patients venus principalement d’Île-de-France, parfois de plus loin en régions.
Et pourtant, ce centre de santé n'a failli jamais voir le jour. "En cinq ans, on s'est pris tellement de portes que l'on a failli abandonner", nous confiait Jérémy Renard en février dernier. Problème : leur concept ne rentre dans "aucune case". "Nous voulions lancer un centre de santé en secteur 1, mais nous n'avions que des PU-PH. Or, les médecins généralistes sont les pivots des centres de santé."
Sur 2026, 25 000 consultations devraient être réalisées dans toutes les spécialités, auprès de 20 000 patients. Le CSMOV envisage une ouverture prochaine à Grenoble. Une vingtaine de médecins retraités ont déjà signé des lettres d’intention au service du projet.
En octobre dernier, Jérémy Renard avait annoncé sur Egora le lancement d'une pétition sur le site de l'Assemblée nationale pour faciliter l'emploi des praticiens retraités, "seule ressource disponible à court terme". Cinquante professeurs de médecine renommés étaient également cosignataires de ce texte. Ils dénonçaient le nombre d'obstacles qui se dressent sur la route des médecins retraités qui souhaitent poursuivre ou reprendre une activité pour prêter main forte dans les territoires en tension.
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