Ruptures de stock : toutes les classes de médicaments ont été concernées

La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) vient de dévoiler les principaux enseignements d'une étude, réalisée en collaboration avec l'ANSM, sur les ruptures de stock de médicaments. Bilan : toutes les classes thérapeutiques ont été concernées ces dernières années. Après un pic important entre 2020 et 2023, les déclarations de rupture de stock ont entamé une baisse en 2024. 

27/03/2025 Par Sandy Bonin
Médicaments Thérapeutique

"Il faut retenir que toutes les classes thérapeutiques ont été concernées" par les ruptures de stock de médicaments, a pointé la Drees lors d'une conférence de presse. Pour autant, quatre classes de médicaments rassemblent près des trois-quarts des déclarations : les médicaments du système cardio-vasculaire (environ 30% des déclarations), ceux du système nerveux (20%), les antibiotiques (14%) et les médicaments du système digestif (environ 10%). "Il s'agit de grandes catégories avec beaucoup de médicaments", analyse la Drees.

Les déclarations de rupture de stock ont entamé une hausse en 2019 pour atteindre un pic début 2023, avec environ 800 présentations médicamenteuses en rupture de stock simultanément, constate l'étude. Au pic de criticité, entre 6,5 et 10% des boîtes de médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) ont manqué.

En 2021 et 2022, le nombre de présentations médicamenteuses simultanément en rupture de stock a fortement augmenté, dépassant largement les précédents épisodes, notamment celui intervenu lors du premier confinement, relève la Drees. L’hiver 2022-2023 a été marqué par 8 millions de boites manquantes. 

Si la Drees et l'ANSM ne sont pas en possession de tous les éléments pour comprendre les causes de ces ruptures, elles constatent qu'il ne s'agit d'un souci de matière première que dans 10% des cas. "En général il s'agit d'une hausse de la demande associée à des difficultés de production", pointe l'ANSM insistant sur la problématique mondiale du phénomène. "Il s'agit d'un dérèglement des chaînes de production mondiale", pointe la Drees , qui constate les ruptures ont correspondu avec le pic de l'inflation.  

Références :

Communiqué de la Drees du 26 mars 2025

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