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14 000 kinés en moins contre des revalorisations : l'offre d'un syndicat à la Cnam
Alors les kinés s'apprêtent à négocier une nouvelle convention, le syndicat Alizé propose un marché à la Cnam : en "contrepartie" d'un effort de "maîtrise démographique de la profession", l'Assurance maladie devra réinvestir 50 % des économies au bénéfice des kinés en exercice.
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Négocier une nouvelle convention quand "tous les indicateurs sont au rouge" : c'est ce que s'apprêtent à faire les syndicats représentatifs des 82 000 kinés libéraux. Refusant de se "résigner à la rigueur au risque de sacrifier une profession déjà mise à rude épreuve", le syndicat Alizé a planché sur une plateforme de 101 propositions dans une "logique gagnant-gagnant".
Mesure phare : donner un coup de frein à l'augmentation des effectifs de libéraux en limitant à 2% par an la hausse des installations, contre 3,34% en moyenne ces dix dernières années. Ces "14 000 conventionnements en moins sur dix ans" représentent "6,2 milliards d’euros de dépenses évitées pour l’ensemble du système de santé", dont plus de 90 millions d’euros dès la première année, calcule le deuxième syndicat de kinés.
En contrepartie, Alizé demande à la Cnam de réinvestir la moitié des économies générées, soit 3,1 milliards d'euros, "pour financer la revalorisation des kinésithérapeutes". Pour Alizé, cela passe notamment par une généralisation de l'accès direct, par une indexation partielle des honoraires sur l'inflation, ou encore par la création d'un espace de "liberté tarifaire".
Les représentants du syndicat ont été reçus vendredi par le directeur de la Cnam, Thomas Fatôme.
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