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Manif du 17 octobre : les syndicats réclament des mesures d'urgence pour les pharmacies vandalisées
Au moins une "vingtaine" d'officines ont subi des dégâts samedi 17 octobre, en marge des manifestations contre la vie chère, alertent les syndicats.
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"Tout est foutu, tout est souillé, tout est défoncé." En larmes face à la caméra de Réel média, Audélia Sitbon, pharmacienne, constate les dégâts subis par son officine. Samedi 17 octobre, la Pharmacie Beaurepaire, située dans le 10e arrondissement de Paris, a été totalement saccagée. "Voir le travail de sa vie dans cet état, comment vous voulez qu'on réagisse ?", hoquète-t-elle.
Une vidéo montre une dizaine de personnes aller et venir dans l'officine pour voler des médicaments ou des produits de parapharmacie.
D'après les premiers recensements, une "vingtaine" de pharmacies en France ont fait les frais des débordements en marge des manifestations contre la vie chère. "Ça va de la vitrine cassée à la destruction totale", rapporte Pierre-Olivier Variot, président de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine, qui attend encore des remontées des territoires d'outre-mer. D'après la présidente de l'URPS pharmaciens d'Ile-de-France, une autre pharmacie parisienne, située boulevard Sébastopol, aurait également été "saccagée".
Le droit de casser, de piller et de tout détruire n’existe pas
Réunis en urgence lundi matin par Serge Papin, ministre des Petites et moyennes entreprises, aux côtés de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) et des fédérations de commerçants, d'enseignes, d'artisans, de restaurateurs, des banques et des assurances, l’Uspo a demandé "que soient déployés plusieurs mécanismes de facilitations à l’égard des confrères sinistrés" : délai de déclaration des sinistres rallongé, avances de l'Assurance maladie ou encore allègement de charges sociales pour les officines contraintes de fermer durant plusieurs jours, comme c'est le cas de la Pharmacie Beaurepaire. "J'ai un patient qui a un traitement à 13 000 balles qui était dans mon frigo, celui qu'ils ont brûlé, qui est cassé, qui est éventré. Il attendait son médicament… Il y a des gens derrière, des gens qui ont besoin de leur médicament", déplore Audélia Sitbon.
Dimanche, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a exprimé son "soutien total à ceux qui protègent, soignent et secourent les Français, ainsi qu’aux élus, aux commerçants, aux professionnels de santé touchés et à tous les blessés". "Le droit de manifester est fondamental. Le droit de casser, de piller et de tout détruire n’existe pas."
Audelia Sitbon est pharmacienne. Elle possède la pharmacie Beaurepaire, dans le 10ème arrondissement de Paris. En larmes, elle découvre sa pharmacie complètement détruite. https://t.co/josKybOk8D
— Réel média (@reelmediaoff) October 19, 2026
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