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Le porte-parole des pompiers menacé de mort après s’être publiquement opposé à la réintégration des non-vaccinés

Le commandant Eric Brocardi, directeur de la communication de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF), est victime depuis plusieurs jours d’un déferlement de haine après s’être publiquement opposé à la réintégration des effectifs non-vaccinés contre le Covid-19. De nombreuses personnalités politiques et du monde médical lui ont apporté leur soutien.

 

Depuis ce "mardi" 16 août, le porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF), Eric Brocardi, fait l’objet de menaces de mort et d’insultes, a-t-il indiqué à l’AFP. La cause ? Le Niçois s’est publiquement opposé à la réintégration des sapeurs-pompiers non-vaccinés contre le Covid-19. "Plusieurs dépôts de plaintes sont en cours", a-t-il précisé. Selon la Sécurité civile, ils seraient moins de 200 pompiers professionnels sur 41.800 et 5.000 pompiers non-professionnels sur 197.000 à ne pas être vaccinés contre le Covid et à avoir été suspendus.

Fin juillet, dans les colonnes de Marianne, Eric Brocardi avait estimé que le "manque de personnel" chez les pompiers – qui luttent depuis plusieurs semaines contre les incendies - "existait avant la crise Covid", ajoutant que "nous aurions les mêmes lacunes si demain [les pompiers non-vaccinés] étaient réintégrés". "Jusqu'ici il y avait des commentaires mais pas de menaces directes", a précisé Eric Brocardi à l’AFP, qui avait à nouveau été interrogé sur la question "la semaine passée sur un plateau de télévision".

Contacté par téléphone par le quotidien Nice Matin, le commandant a réaffirmé ce mercredi 17 août que "tout sapeur-pompier doit répondre à des exigences médicales. Certains ne peuvent être opérationnels parce qu’ils ne protègent plus assez la population. Il faut être cohérent : les sapeurs-pompiers eux-mêmes ont participé à la vaccination d’un quart de la population."

De nombreux soutiens ont afflué sur les réseaux sociaux, notamment de la part de sapeurs-pompiers qui ont pris la défense de leur collègue. Le hashtag #jesoutiensBrocardi a été lancé sur Twitter. Grégory Allione, président de la FNSPF, a soutenu "un sapeur-pompier hors pair, un directeur de la communication inégalé, un ami !" La Fédération a fait savoir qu’elle portera également plainte.

D’autres personnalités publiques, et notamment politiques, ont condamné ce lynchage. Pour le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, "quelle que soit l'opinion de chacun, ces agressions sont insupportables", a-t-il écrit sur Twitter. Le maire de Nice a également tenu à exprimer son soutien, tout comme plusieurs personnalités du monde médical, à commencer par le ministre de la Santé, mais aussi le président de l’UFML-S, le Dr Jérôme Marty.

 

Eric Brocardi a indiqué à nos confrères de Nice Matin qu’il déposerait plainte et signalerait systématiquement à la plateforme Pharos (portail officiel de signalement des contenus illicites de l’Internet) les messages haineux.

[avec AFP, Marianne, et Nice-Matin]

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