Urgences

Agressions sexuelles, harcèlement, intimidations… 5 mises en examen aux urgences de Vendôme

Trois nouvelles personnes, un médecin et deux cadres de santé, ont été mises en examen dans l'affaire d'agressions sexuelles et de harcèlement aux urgences de Vendôme (Loir-et-Cher), a annoncé mardi 22 octobre le parquet de Blois. En juillet, deux médecins, dont le chef des urgences, avaient été mis en examen pour agressions sexuelles et harcèlement sexuel au sein de ce service. 

23/10/2024 Par Sandy Bonin
Faits divers / Justice Violences sexistes et sexuelles
Urgences

Deux femmes, cadres de santé, ont été mises en examen pour "menace et actes d'intimidation" et un médecin pour "harcèlement sexuel par personne abusant de l'autorité conférée par ses fonctions", a annoncé mardi 22 octobre la procureure de la République de Blois Charlotte Beluet, confirmant une information du quotidien régional La Nouvelle République.

Au chef de "menace et acte d'intimidations pour déterminer une victime à ne pas porter plainte ou à se rétracter", s'ajoute pour la première cadre de santé celui de "harcèlement moral dans le cadre du travail". Pour la seconde, s'ajoute la "subornation de témoin", selon la même source.

Le médecin avait été déjà entendu à l'été 2024 mais sa garde à vue avait alors été levée en raison "de l'incompatibilité de la mesure avec son état de santé". Pendant leurs auditions, "ils ont tous trois réfutés les faits", précise la procureure. "Ils ont été placés sous contrôle judiciaire" avec "interdiction d'exercer au centre hospitalier de Vendôme", poursuit-elle. 

En juillet, deux médecins, dont le chef des urgences du centre hospitalier, avaient été mis en examen pour agressions sexuelles et harcèlement sexuel au sein de ce service. Ils avaient été mis en cause par huit femmes pour ces faits, s'étalant parfois sur plusieurs années. Quatre plaignantes disaient avoir été victimes de ces deux médecins à la fois.

[Avec AFP] 

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1 débatteur en ligne1 en ligne
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MICHEL UZAN
156 points
Médecine générale
il y a 2 ans
les cadres subjuguees par leur chef ont voulu le proteger sans doute..... on devrait inculquer un code de bonne conduite a tous les nouveaux entrants dans le monde de la sante.ce serait benefique pour tout le monde.et on eviterait ces histoires sordides dans un milieu ou les gens croient que ca s'est toujours fait et que ca ne prete pas a consequence.
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HENRI BASPEYRE
15,4 k points
Résistant
Chirurgie générale
il y a 2 ans
on se demande quand les mis en causes prenaient le temps de travailler!
 
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