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Suspendre la chirurgie avec hospitalisation dans 200 hôpitaux : l'une des propositions chocs de l’Académie de chirurgie
Développer la chirurgie ambulatoire, soutenir la chirurgie hors bloc, cesser l’activité chirurgicale avec hospitalisation dans les établissements dont l’activité est trop faible… Voilà quelques-unes des propositions de l’Académie nationale de chirurgie pour transformer le système de santé.
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"Face à la dégradation de notre système de santé et alors que les dépenses de santé représentent 11,5% du PIB, l’Académie Nationale de Chirurgie appelle à engager sans attendre des réformes structurelles", écrit l’institution dans un communiqué. Dans un rapport intitulé "La chirurgie en 2035, constats et propositions", l’Académie formule neuf propositions.
Parmi les recommandations, l’Académie appelle notamment à suspendre ou supprimer "l’activité chirurgicale avec hospitalisation" dans les "200 établissements dont l’activité est insuffisante pour garantir une réelle qualité des soins". Selon l’Académie, ces établissements "faisant moins de 3 000 séjours chirurgicaux par an n’ont pas d’autre choix" que de s’orienter "vers une activité mono-disciplinaire" ou vers "une activité tout ambulatoire". Les autres "sont à terme, condamnés", assure l’Académie. "Cette évolution doit permettre de constituer des équipes stables, compétentes et attractives, et de limiter le recours à des personnels intérimaires ou à des renforts ponctuels ne permettant pas de garantir la continuité et la qualité des prises en charge", précise l’Académie.
D’autre part, l’institution propose de "mettre en place et de développer la chirurgie hors bloc" pour permettre de "diversifier les modalités de prise en charge et de réduire le recours à l’hospitalisation conventionnelle".
La chirurgie ambulatoire "doit continuer à se développer chaque fois que les conditions médicales et organisationnelles le permettent", assurent encore les chirurgiens de l’Académie nationale.
Le rapport formule aussi des propositions pour permettre aux patients d’accéder aux innovations, ainsi que des recommandations pour mieux analyser et piloter le système de santé. Pour les académiciens, une évaluation plus fine de la qualité des soins, fondée sur l’expertise des professionnels eux-mêmes est nécessaire. Ils en appellent aussi au développement de la pertinence et de la transparence des soins.
Ces réformes doivent permettre de "répondre simultanément aux enjeux de qualité et de sécurité des soins, d’efficience, d’innovation et d’accès des patients aux progrès médicaux", assure l’Académie nationale de chirurgie.
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